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sont des conjectures lancées au hasard et trouvant plus ou moins de crédit, non des idées arrêtées et indiscutables pour ceux qui les mettaient en avant. Dans l'entourag'e même du tétrarque, plusieurs conjectures étaient risquées. Les uns disaient : « c'est Elie », voyant en Jésus le précurseur du Messie ou du règne messianique, parce qu ilsne songeaientpaski-econnaitre ce précurseur ni Elie dans Jean- Baptiste. D'autres, esprits plus modérés, se bornaient à dire : « (]l"est un prophète comme lun des prophètes ' », c'est-à-dire un prophète comme ceux de l'ancien temps. Mais Antipas trouvait la première conjecture préférable aux autres. On doit supposer (jue ki haute idée qu'il avait de Jean, le remords du crime qu il avait commis en le faisant mourir, l'analogie qu'il voyait entre ce qu on lui dis;dt de Jésus et ce qu'il savait de Jean, concouraient à lui faire envisager le retour du Baptiste comme une possibilité redoutable. Le tétrarque aurait répété avec une sorte de (erreur superstitieuse : " (Test Jean, que j'ai fait décapiter, qui est ressuscité "-'. » Il a pu réellement dire, parlant en homme politique, it en lace d'inie nouvelle agitation messianique à comprimer : <' \'oilà Jean ressuscité ! » Cette énumération parait avoir été déiloublée de 1 introduction à la confession de Pierre ', par le rédacteur qui a intioduit en cet endroit le r^^cit de la mort de Ji-an "*.
Miilliiieii c()U[)e court et ne retient (pie 1 opinion acceptée par Ilérode ; il aura probablement S(mgé que les autres seraient signalées un peu plus loin ', et il se contente de la première déclaration du tétrarcpie dans Marc, ajoutant seulement que cette déclaration fut faite devant <■ ses serviteurs ^' », c'est-à-dire, conformément au langage bil)lique, les olHciers de sa cour. Luc modifie assez profondément les indications du second Evangile. Au lieu de prêter à Hérode uni' opinion personnelle, il le montre hésitant ' entre
2. V. 1(1. 'yv ï"'<) 'j.mvAzi.'ij.'jn. 'l'oa'/Y,'/, ojto: r'rioth^. :<. Cf. M< . Mil, 27.