Me. 22. 28, l'appelle /.opâa'.ov
3. Cf. HoLTZMANN. 1.30. eu notant que cet auteur place la mort de .lean peu avant l'an 'M^.
royaume, et il en fait le serment '. C'est probablement ce qu'attendait Hérodiade. Mais on a observé -, non sans raison, qu'Autipas n'avait pas de royaume à partager, et ({u'il n'avait pas l;t libre disposition des territoires qu'il gouvernait. Lintluence du livre d'Esther surla rédaction évangélique peut seule expHqncr l'exagération de ses proj)os. Toujours est-il que la tille d'Hérodiade. à qui sa mère ne semble pas avoir fait connaître d'abord tout sou dessein, vient les lui redire, selon les instructions qu'elle avait reçues, pour savoir ce qu'il faut demander, m La tête de Jean le Baptiste » , répond Hérodiade. Et tout de suite, pour ne pas donner ;i liérode le temps de revenir sur sa parole inconsidérée, la jeune tille court présenter sa requête au tétrarque. Elle veut qu'on lui apporte immédiatement '' la tête de Jean-Baptiste sur un plat, sans doute un des plateaux que l'on faisait circuler autour de la table royale. Antipas est etTrayé et attristé ' de ce qu'on lui demande ; mais il a juré; les convives sont là qui l'ont entendu. 11 donne ordre à l'un de ses gardes d'aller décapiter Jean dans sa prison. Le garde s'en va et revient avec la tête sur le plateau ; la jeune fille prend, sans trembler, le plateau avec la tête, et porte à Hérodiade le présent du roi.
L'exécution prompte, l'exbibition de la tête du supplicié n'ont rien que de conforme aux mœurs orientales. On peut trouver senlement que la jeune tille, recevant et portant la tête sanglante, témoigne d'une impassibilité étonnante pour son âge et son sexe. Les évangélistes ont pensé qu'elle n'était pas pour rien jietite-lîUe d'Hérode. Jean-Baptiste a du être décapité à Machéro. tui il était retenu captif. Hérode le Grand avait fait construire un palais dans cette forteresse. La difficulté qui résulte de ce que le festin paraît avoir lieu à Tibériade, tandis que la décapitation du Baptiste a dû se faire à Machéro, n'existe pas pour l'évangéliste, qui n'indique pas plus un endroit que l'autre, bien qu'il n'ait songé qu'k la résidence royale. Il n'est guère plus aisé de transporter le festin à Machéro. que d'amener Jean à Tibériade, et mieux vaut laisser le récit dans le vague que de le corriger sans 'aucun avantage pour