‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 773 sur 829 · V. 15 et V. 23. à|îa; Ss ■^^'îyou.hr^i · texte numérisé non relu

V. 15 et V. 23. à|îa; Ss ■^^'îyou.hr^i

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artificiellement, peut-être à raison d'une certaine analogie de caractère et même d'objet. On a supposé qu'il avait pu suivre originairement la seconde multiplication des pains ', et peut-être y a-t-il quelque rapport entre cette mention de Bethsaïde et celle qu'on trouve avant la guérison de l'aveugle-. Les deux multiplications semblent avoir commandé deux séries parallèles d'anecdotes et d'instructions qui ont pu s'enchevêtrer dans la rédaction dernière de Marc. 11 est plus facile aujourd'hui de constater le désordre que d'y remédier. Le présent récit a sa signification complète dans les circonstances morales de l'incident : les disciples, embarqués sans Jésus, qui s'est retiré vers les hauteurs, rament péniblement jusqu'à ce qu'il vienne les rejoindre à la lin de la nuit; il s'agit d'un départ et d'un retour du Christ, sous lesquels on peut entrevoir le grand départ de la mort, et le grand retour dans la gloire.

Ainsi les apôtres s'en allaient parce que Jésus leur avait commandé de partir ; ils avançaient en pleine mer, et ils étaient au milieu du lac, non seulement sur l'eau, à quelque distance du bord, parce que Jésus leur avait dit de passer à l'autre rive. Pendant ce temps, le Sauveur, sur la montagne, priait. Et les disciples peinaient à la rame, et ils n'avançaient que fort lentement, parce que le vent était contraire. Les commentateurs pensent que ce vent était celui du nord-est, qui poussait la barque vers le sud-ouest, et l'empêchait d'aborder à Bethsaïde -^ Les évangélistes n'en savent pas si long. Marc ne dit nullement que les disciples fussent entraînés dans une direction opposée à celle qu'ils voulaient suivre, mais que, arrivés au milieu de la mer, ils étaient gênés par le vent dans leur traversée^; il ne les présente pas comme en danger; Matthieu seul, en disant que la barque était tourmentée par les flots •', laisse entendre qu'il y avait péril, ce qui crée une situation identique à celle qui occasionne le miracle de la tempête

1. J. Weiss, 434. Dans ce cas, le récit de la tempête (Me. iv, 35-41) aurait pu se l'attacher pnraitivement à la première multiplication. Cf. siipr. p. 794, n. 2.

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