‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 794 sur 829 · Cf. J. Weiss, Das altesle Evangelium (AE · texte numérisé non relu

Cf. J. Weiss, Das altesle Evangelium (AE

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donnée ne pourrait guère servir à sitvier la parole, n'était que Capharnaûni est l'endroit le plus approprié à la querelle avec les. pharisiens. La question des disciples provoque chez le Sauveur lemême étonnement que dans la péricope du Semeur ' : ils sont donc aussi dépourvus d'intelligence que la foule "^î Cette manière d'apprécier les ressources intellectuelles des apôtres galiléens pourrait bien être une trace de paulinisme plus importante et plus certaine quecelles qu'on a voulu parfois retrouver dans le second Evangile.

Et justement le Christ va leur montrer que les aliments ne sont ni purs ni impurs, que la matière de l'alimentation est chose indifférente à la morale ; il va donc leur enseigner une des thèses les pluschères à Paul, et qu'on devra supposer qu'ils ont oubliée plus tard, si Jésus leur a dit réellement ce que Marc rapporte en cet endroits Mais la thèse de Paul n'est pas traitée à la façon paulinienne ; elleest reprise au point de vue du sens commun, sur ce ton de prédicateur, et dans ce style un peu lourd et diffus, qui caractérisent l'explication du Semeur. « Ce qui entre du dehors dans l'homme y>y. c'est-à-dire les aliments qu'il introduit dans son corps, « ne peut pas le souiller » moralement, parce que « cela n'entre pas dans le cœur », siège de la pensée, des désirs et de la volonté, « mais dans le ventre », pour qui les aliments sont faits, comme le ventre est fait pour eux, et « s'en va aux lieux -^ » ; c'est affaire de digestion,, non de péché. L'idée n'a rien que de conforme à l'esprit de Jésus, mais elle s'exprime avec une sorte de grosse na'iveté qu'on ne rencontre pas dans ses discours.

On ne voit pas bien le sens de l'incidente : <( purifiant tous lesaliments ^ », à la fin de la phrase qui explique ce que deviennent les choses qu'on mange. Le participe ne peut se rapporter à l'endroit spécial dont il vient d'être parlé, que si l'on admet une

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