‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 795 sur 829 · Cf. IV, 13 ; stipr. p. 7;j · texte numérisé non relu

Cf. IV, 13 ; stipr. p. 7;j

2. V. 18. o-jTwç y.'X'. ■j[Ld; àa-jvcToi' h-z ; xaî vise la foule ; o-jtw; n'est pas simplement « ainsi », mais « à ce point ». Disciples inintelligents au même degré que la foule, à qui le ctjvets du v. 14 est censé dit inutilement.

3. 19. oTi où/. £'!u-op£Ù£Tai aùxou zl; ttjv -/.apSîav àXk' cî; ttjv xo-.Àîav -/.aï st? tÔv àçcopojva (D, ô/STÔv) èxrooc-jîiai. Mt. 17 (résumant Me. 18-19). où vosïte oti r.xv -o £Î<jT:op£-jôacvov £•!; ~6 a~6[xx z'.z Tr,v xoiÀÎav ywpîï zal £t; àçîOpw^a îy.jjâÀÀ£Tai ;

4. Me. 17, fin. y.aÔapir'ov rivTa ti [îioiaa-a. D, •/«aOap{r£i ; témoins plus [récents,. xaGapiTov. Ss. : « et toute nourriture est (ainsi) purifiée » (évacuée ?). jMerx, II, II, 74.

l'ablution des 3IA1NS 965

incorrection grammaticale ' ; et, dans cette hypothèse, l'action purifiante du lieu est malaisée à comprendre et à définir. Que les •excréments soient le déchet des aliments, et les purifient en s'en séparant, c'est une idée trop savante pour le discours, et qui lui est 'Certainement étrangère ; elle serait d'ailleurs mal exprimée, attendu que, dans ce cas, la purification ne serait pas imputable au lieu, mais à l'organe digestif. D'autre part, il serait inutile de dire que le lieu purifie tous les aliments, parce qu'il les reçoit et -en débarrasse le corps -. La fine ironie -^ qu'on a voulu trouver ■dans ce passage aurait été inintelligible, et il n^y aurait eu qu'une antithèse mal venue et du plus mauvais goût entre le cœur, où ne vont pas les aliments, et le lieu où ils vont, et qui les purifie. 'Origène ^ et plusieurs modernes ■' pensent que la proposition se rapporte à Jésus, qui déclare purs tous les aliments. Mais, avec ce sens, il serait plus naturel d'y voir une ancienne glose '', introduite dans le texte, qu'une remarque du rédacteur. La remarque et la reprise : « et il dit », interrompent trop maladroitement la suite du discours pour être primitives ". On peut croire que Matthieu ne les a pas connues. Ce qui- entre dans l'homme sans le souiller appelle immédiatement ce qui sort de lui en le souillant.

Dans l'esprit du rédacteur, ce qui sort de l'homme, ce sont ses sentiments, ses volontés et ses actes. Ainsi une réalité morale s'oppose à une réalité physique, et le discours manque de clarté, parce •que (( entrer » s'entend des aliments au sens physique, et « sortir » de l'activité humaine au sens moral. L'homme ne peut être souillé moralement par les aliments qui entrent dans son corps ; il l'est par les actes qui sortent de son cœur et de sa volonté. N'est-ce pas •de là que proviennent en effet tous les genres de péchés ? Or, c'est par le péché que l'homme est réellement souillé ; il ne peut donc l'être que par ce qui sort de lui, non par ce qui entre en lui.

1. Participe nominatif gouverné par nom accusatif. Il y a aussi embarras •tlans la construction logique de la phrase.

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