‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 796 sur 829 · JuLICHER, II, o · texte numérisé non relu

JuLICHER, II, o

7. Il faudrait faire dépendre zaOaoî^'DV de Xiyii au commencement du v. 18. L'insertion de /.aOapi^rov /.ta. a nécessité la reprise 'ÉXsysv ol oti, au v. 20.

La pensée de révangéliste est nette, bien que son style soit embrouillé. 11 condamne tout le système des impuretés et purifications légales, pour mettre où elle doit être l'idée du pur et de l'impur, du bien et du mal, à savoir dans la conscience de l'homme, non dans la matérialité des objets extérieurs. Il n'est préoccupé, du reste, que des observances judaïques, et il n'a pas voulu dire que la gourmandise ne soit pas un péché; car l'excès dans le boire et le manger provient d'une volonté perverse, et ce n'est pas à raison de ce qu'il prend, mais de l'excès commis en prenant, que l'homme est répréhensible. 11 n'entend pas davantage condamner le jeûne, qui n'implique pas la réprobation morale des aliments dont on s'abstient, et qui tire son prix de la volonté qui l'inspire. Mérite et péché n'ont pas leur principe dans les choses, mais dans les personnes qui usent des choses.

Matthieu avait déjàéclairci à tel point la sentence, en substituant « la bouche » à « l'homme », qu'une explication aurait pu sembler inutile. Il ne laisse pas de suivre Marc, et de retenir même le nom de « parabole », parce que la sentence modifiée reste encore un discours figuré, avec un sens mystérieux et profond. Comme il vient de faire intervenir les disciples pour la remarque qui introduit la parole sur l'aveugle conducteur d'aveugle, il fait demander l'explication de la parabole par Pierre seul, suivant son inclination à mettre en vue le chef des apôtres. La formule est devenue équivoque, parce que le mot « parabole » pourrait tout aussi bien désigner la sentence concernant les aveugles ', que le mot sur ce qui entre dans l'homme et ce qui sort de lui. Mais la réponse de Jésus montre qu'il s'agit de celle-ci, demande et réponse se référant à ce qui a été dit au peuple, sans tenir aucun compte de l'observation précédente.

L'évangéliste atténue le reproche du Sauveur. En écrivant : « Etes-vous encore si inintelligents -? », il donne à penser que les apôtres ne sont pas aussi dépourvus que la foule, mais qu'ils sont plutôt ignorants, et qu'ils s'amenderont dans la suite. Conformément à la modification pratiquée plus haut dans la sentence, il écrit : « Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche », au lieu de (( ce qui entre dans l'homme », « va dans le

i. Dans Le. vi, .39, cette sentence est présentée comme parabole. 2. V. 16. ày.;j.7)v y.aî u[A£t; àTJV^Toî liTz ; Cf. Slipr. p. 904, n. 2.

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