L ABLUTION DES MAINS
N'entre » etc. Le sens n'est pas modifié, puisqu'il ne s'agit toujours que d'aliments. Mais les inconvénients de la substitution, et la dépendance de Matthieu à l'égard de Marc se manifestent plus loin eiii ce que ce les meurtres, les adultères, les débauches, les vols » ont l'air d'être des péchés qui, venus du cœur, sortent par la bouche L Marc avait placé à part et en relief les mauvaises pensées, commele produit du cœur et l'origine de tous les autres péchés ; Matthieu n'a pas saisi cette nuance, et il met simplement les mauvaises pensées en tête de l'énumération. Les péchés mentionnés par Marc,, comme produit du cœur par le moyen des mauvaises pensées, sont au nombre de douze, les six premiers étant représentés par des noms pluriels '', et les six derniei's par des noms singuliers '^. Sur ces douze péchés, Matthieu en retient six-'^, qui, avec les mauvaises pensées, font sept ^ : il semble avoir choisi ceux qui sont en rapport avec les préceptes du décalogue •', et, pour tous les sept, il a employé le pluriel, qui exprime plus fortement chaque sorte de péché dans la multiplicité et la variété de ses cas ; il met en dernier lieu les blasphèmes, le plus grand péché de parole *'.
En terminant, il a cru devoir rappeler l'occasion de tous ces discours : ce sont les péchés qui souillent l'homme, mais manger sans se laver les mains n'est pas un péché ; ce n'est pas cela qui souille l'homme. Cette conclusion a l'air de viser les pharisiens,, bien qu'ils soient absents. Peut-être le rédacteur avait-il trouvé un.
1. De Me. 20, tÔ Iz to3 àvôooiroj Èy.-opsuo'ixsvov, ÈzeÎvo /.O'.voïxôv avOoftj-ov, Matthieu: (18) a dû faire : rà. os Èy.-opcuousva s/. to2 aïoii-atoç l/. t^; zxpoîa; èÇipy £ia'., xàxsïvat y.ov/ol tov av6p(o;:ov. Et il continue (19) : Iz yàp x^? xxpSta; è^ï'pyoviat (i'.x'koyi.'s^oL 7:ovr|poi', xtX., d'après Me. 21 : ë'aojôsv yàp l/. t% xapSta; Ttov àv8pwr:wv oî StaÀoytiao'. 01 xaxol IxTiope-jovta'., ~opvs?a'., xXorza'', xtX.
2. "opvitat, xXo-aî, çcivo-, aotyeïa'., xX^ovs^tai, Tcovrjpîai.
3. 8o'Xo;, àalXysta, osOaXtjLo; Tcovripo';, j^XaipTia-'a, ÛTCîprjÇxvîa, àsoojjvri (sans doutel'opposé de Topia, sagesse et piété, comme dans les livres sapientiaux). Cf.. Rom. I, 29-31. Sur un rapport possible de l'énumération des péchés dans Marc,, avec « les deux voies », source de la Didaché, cf. Seeberg, Die heiden Wege^ und das Aposteldekrel, 19.
4. ô'.aXoY'.ajxol -o\t\^o\, ^ù^to:, [jL0'./î?a'., nopvsïa'., xXo-aî, 'Is'jooaapx'jptai, [îXaTOr,-