‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 799 sur 829 · Me. 24. £y.£ï6£v oi àva^xa · texte numérisé non relu

Me. 24. £y.£ï6£v oi àva^xa

3. Ce doit être aussi le sens de Mt. 21, xal èÇeàOwv £/.£re£v, bien qu"il n"ait pas été question de maison auparavant. Dans Me. àvautâ; paraît se référer à la situation précédente : Jésus assis, instruisant ses disciples, (^f. Me. x, 1.

4. Me. flcTî^XeEv £'!ç xà opia TiSpou. nAB etc. ajoutent xal S-.owvo;, qui manque dans Ss. DL, mss. lat., et semble avoir été ajouté d'après Mr. 21.

païenne, syrophénicienne de race.

Et elle lui demanda de chasser le démon de sa fille. 27. Et il lui dit : « Laisse d'abord les enfants se rassasier ; car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. » 28.

Et elle répondit et lui dit : « En vérité, Seigneur, les petits chiens aussi, sous la table, mang'ent des miettes des enfants. » 29. Et il lui dit : « Pour cette parole, va; le démon est sorti de ta fdle. » 30. Et étant allée à sa maison, elle trouva Tenfant étendue sur le lit, et le démon sorti.

pas un mot. l'^t s'élant approchés,, ses disciples le sollicitaient, disant : « Renvoie-la, parce qu'elle crie derrière nous. » 2i. Et lui, répondant, dit ; « Je ne suis envoyé que vers les brebis perdues de la maison d'Israël. » 25. Et elle, étant venue, se prosterna devant lui, disant: « Seigneur, sois-moi secourable. » 26. Et répondant, il dit :

« Il n'est pas permis de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. ))27. Et elle dit: « Si, Seigneur, car les petits chiens aussi mangent des miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » 28.

Alors, répondant, Jésus lui dit :

« 0 femme, ta foi est grande; qu'if te soit fait comme tu désires. » Et sa fille fut L'-uérie dès cette heure.

Jésus n'avait pas le moindre désir d'évangéliser les Gentils, et il prenait même des précautions pour que l'on ne sût pas qui il était. On peut croire que l'opposition des pharisiens, les expériences faites par lui-même et par les apôtres lui avaient démontré l'utilité d'une retraite provisoire ; mais il est plus probable encore qu'il s'éloigne par prudence, pour ne pas tomber entre les mains d'Hérode. Qu'il ait voulu combattre chez ses disciples le préjugé de race en les conduisant en terre païenne i, c'est ce qui ne résulte aucunement de son attitude, puisque lui-même ne paraît s'intéresser aux Gentils qu'en un cas exceptionnel et par une sorte de contrainte. Kien ne laisse entendre non plus qu'il veuille se consacrer particulièrement à l'intruction des Douze ~, en prévision d'un temps où ceux-ci auront à prêcher l'Evangile sans lui.

La pensée des narrateurs ne fait pas de doute. Après avoir montré comment Jésus à résolu la question des aliments, si importante au point de vue de la controverse judéochrétienne, il entendent bien signitier par l'anecdote de la cananéenne l'admission des païens

Page 1