XII, rj4-l
3. nB, Ss. Se. S. Jérôme : >< hoc in plerisque codicibus non habetur. » Ss. lisait : 2. « Et lui, répondant, dit >i, sans : <■ à eux », qui n'a de raison d'être <jue pour la sentence intercalée.
Nonobstant les formules de transition, qui, dans Matthieu et dans Luc, rattachent la déclaration concernant le sig^ne de Jonas à celle qui a été faite au sujet des guérisons de possédés, cette déclaration est orig-inairement indépendante de ce qui précède ; avec la demande qui y donne lieu, elle ne diffère pas de ce qu'on lit dans Marc au sujet des signes refusés par Jésus. Luc. qui évite les doubles emplois, s'attache à la source la plus complète, où l'affaire des signes suivait de près celle de Beelzeboul, et ne s'est inspiré du second Evangile que dans la façon d'amener la question K
La correspondance n'est pas très exacte entre le discours de Jésus et le préambule que fournissent les rédacteurs, puisque les solliciteurs de miracles sont quelques scribes, d'après Matthieu, quelques personnes delà foule, d'après Luc, et que Jésus condamne en masse la génération contemporaine. Luc, qui a posé la question plus haut, semble avoir eu souci d'expliquer le caractère général de la réponse en mentionnant l'empressement de la foule, qui accourt pour voir le signe demandé d'abord par quelques-uns. Le discours de Jésus se présente comme une réponse, et, dans Marc, c'est un simple refus : il a donc été prononcé dans une occasion où la demande, faite par des pharisiens malveillants, traduisait le sentiment général, qui exigeait maintenant autre chose que des guérisons pour croire à l'Evangile annoncé. Marc doit avoir raison de mettre cet épisode dans les derniers temps du ministère galiléen. Les scribes que Matthieu joint ici aux pharisiens doivent être ceux qui ont dit dans Marc'-: « Il a Beelzeboul. »
Ce que l'on demande à Jésus est un signe spécial de sa mission. On ne reconnaît pas aux guérisons ce caractère de signe : ce que l'on voudrait serait un prodige extraordinaire, Luc dit, d'après Marc, un signe du ciel ^ qui manifeste aux veux de tous la qualité d'envoyé divin que s'attribue le Sauveur, L'histoire des prophètes mentionnait plusieurs exemples de tels signes : Isaïe ^, par exemple, dans la fameuse prophétie d'Emmanuel, avait fixé d'avance le terme où la Judée serait délivrée de ses ennemis, les rois d'Israël et de Damas ; et le livre saint racontait qu'il avait fait reculer l'ombre
J. Supr. V. 16; cf. p. 700.