‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 826 sur 829 · Cf. VII, 33 ; supr. p · texte numérisé non relu

Cf. VII, 33 ; supr. p

4. V. 23. y.où TîT'Jcia; eî; zct ô'aaaTa a-jTOÙ', È-i6t'.; Ta; /.stpa; aÙTôJ.

L AVEUGLE DE HE'IIISAI UK 1009

les commentateurs ', il n'était pas aveugle de naissance. On a vu (|ue le muet aussi avait parlé tout de suite correctement-, comme s'il n'avait pas toujours été sourd. Peut-être y a-t-il quelqvie témérité à raisonner sur des traits qui ont été conçus pour relever le miracle, non pour le diminuer; ils ont de plus une signification allégorique dont on doit tenir compte. En l'état des témoignages, il nest pas possible de déterminer au juste le caractère des infirmités dont le sourd-muet de la Décapole et l'aveugle de Bethsaïde ojit été guéris. Si la guérison de l'aveugle n'a pas été subite, la cause en est sans doute d'ordre physiologique. Les anciens interprètes cherchaient des explications morales '\ Il est assez vraisemblable que Marc, en indiquant les progrès de la guérison, a pensé à l'éducation des disciples^, qui s'est faite par degrés, non par une illumination soudaine et complète dès le début.

Jésus renvoie l'homme dans sa maison ; comme il lui défend d'entrer dans le bourg, on a pensé que l'aveugle n'était pas de Bethsaïde •'. La conclusion ne s'impose pas ; puisqu'il s'agit d'un village, l'homme peut être invité à rentrer chez lui à la dérobée, sans passer par les rues. C'est toujours la consigne du silence; cette fois, on ne dit pas qu'elle ait été violée, et l'omission pourrait être significative. Il s'est fait bien plus de bruit pour le sourd-mviet, qui figurait la conversion des Gentils.

{. ScHANz, Mt. 274. Le Camus, II, 147.

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