‹ Les évasions célèbresChapitre 13 sur 49 · CAUMONT DE LA FORCE · texte numérisé non relu

CAUMONT DE LA FORCE

* Lofô du massacre de la Saint-Barihélemi, et au moment où les égorgeurs pénétraient dans la rue de Seine, le sieur de la Force, qui habitait ce quartier, pressé par son frère de s'échapper avec lui et d'autres gentilshommes protestants, ne voulirt pas abandonner son fils aine, convalescent et hors d*état de le suivre. 11 s'enferma dans sa maison avec ses deux enfants, et se vit bientôt entouré de soldats qui venaient les mettre à mort. 11 offrit au chef de ces misérables deux mille écus de rançon, et on les conduisit dans une maison de la rue des Petits-Champs, où ils furent laissés à la garde de deux Suisses, après que le sieur de la Force eut donné sa parole de ne pas chercher à s'échapper, non plus que ses enfants. Esclave de sa parole, le malheureux père résista aux offres* de salut qui lui furent faites par ses gardiens, et ne voulut pas consentir à ce que même son plus jeune fils fût mis en sûreté.

« Le lendemain matin, disent les Mémoires de la Force, arriva le comte de Côconas, s^vec quarante ou cinquante soldats suisses et français ; tous montèrent au logis, et Côconas dit au sieur de la Force : « Je suis venu vous cher- « cher par ordre de Monsieur, frère du roi, qui a été averti que vous êtes détenu prisonnier et veut parler à vous. »

« Son abord et sa contenance firent assez connaître son dessein; cependant voyant comme ils voulaient se mettre

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