JEAN BART ET LE CHEVALIER DE FORBIN
Jean Hart avait été chargé d'escorter un convoi de vingt bâtiments marchands ; il montait une frégate, la Railleuse, de 2s canons, et avait pour second le chevalier de Forbin, commandant les Jeux, frégate de 24. Attaqués par deux vaisseaux anglais, Tun de 48 et l'autre de 42 canons, les deux braves capitaines se sacrifièrent pour sauver le convoi. Jean Bart perdit presque tout son équipage et fut blessé légèrement à la tête, Forbin reçut six blessures et perdit les deux tiers de son monde. 11 fallut se rendre, mais la flotte marchande était sauvée, tous les officieras anglais et un nombre considérable de leurs matelots ou soldats avaient été tués.
Conduits à Plymouth par le contre-maître anglais, qui avait dû prendre le commandement des deux vaisseaux et des deux prises, Jean Bart et Forbin croyaient être traités comme prisonniers sur parole, mais le gouverneur de la ville ne crut pas*devoir leur faire cet honneur. On les enferma dans une sorte d auber<;e, dont les fenêtres étaient grillées et aux portes de laquelle on plaça des sentinelles. Aussi les deux capitaines n eurent-ils tout d'abord qu*uno pensée, celle de s'évader, sans même attendre que leurs blessures fussent guéries. Un pêcheur d't^stende, parent de Jean Bart, on a même dit que c'était Gaspard Bart, son frère, vint relAchor à IHymouth, parvint à pénétrer dans