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nauté les ressources nécessaires aux grosses réparations de l'Eglise, du presbytère, du cimetière, ‘ des écoles (1); les petites réparations et la fourniture des objets de culte étant à la charge du Décimateur, c’est-à-dire de celui qui possédant le bénéfice, percevait la dime, nommait par droit de collation le curé auquel il payait la Congrue. Lorsque la paroisse possédait un hôpital, ou simplement ce que lon appelait un « bureau decharité » (et, il y en avait dans beaucoup de villages), il exigeait le compte de recettes et dépenses que le receveur de lhôpital où du bureau était obligé de dresser. Si la paroisse manquait d'institution charitable il organisait, à défaut d'hôpital, un des ces bureaux dont il nommait les directeurs, le receveur et le trésorier (2). Iles aidait à constituer un fond de secours qui S'alimentait au moyen de quêtes faites à l’Eglise par le curé ou par les administrateurs, sous le porche, les dimanches et les jours de fêtes.
Il exigeait que la gestion du trésorier fût soumise à l'examen du curé qui communiquait un rapport à Févêché. À l'égard de l’enseignement, il insistait pour que les écoles s’établissent dans un local « plus vaste et plus commode ». Ils inspiraient un grand respect pour le cimetière qu’ils fassent relever les murailles du cimetière; qu'ils louent une maison pour faire l’école, et qu'ils imposent 100 livres, pour le régent. — Arch. dép. Visit. past., 1707-4712 (Clapiers).
(1) Dans tous les procès-verbaux nous lisons la formule suivante :
« Nous... après avoir oui les officiers, consuls et habitants de la paroisse le curé le décimeteur, avons ordonné.
(2) Arch. dép. Visite past. Assas 1698-1699).— « Avons ordonné que les directeurs du bureau de charité que nous avons établi dans ladite paroisse s’assembleront le 26 Dim. de chaque mois et avons nommé pour Directeurs... ete. Dans le Synode de 1658, il est décidé que «les prévots ou procureurs des hôpitaux seront élus en présence des curés, et, l’année de leur administration finie, rendront compte devant les dits curés arch. dép., G. 22 et 93.
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qu'ils voulaient dans un état irréprochable. 11 n’est pas rare de lire dans les procès-verbaux : « Nous avons défendu au « sieur curé d'y enterrer personne sans notre permission, « sous peine de suspense ipso facto », jusqu'à ce que les réparations jugées nécessaires soient accomplies. Il recommandait aux officiers de police « de tenir la main à ce que les cabarets fussent fermés le dimanche pendant les offices. C'est durant le cours des visites pastorales que les registres de l'Etat civil subissaient un examen très attentif. Il défendait au curé « d’avoir des registres en feuilles volantes », lui ordonnait de faire « cotter et parafer » chacune des pages remplies par l'officier conservateur des registres des baptêmes, mariages et sépultures, et le menaçait de peines sévères s'il se rendait coupable de négligence. Les remontrances qu'il lui adressait étaient valables aux yeux de l’autorité et ses ordonnances de visites étaient connues de lIntendant, qui en surveillait, au besoin, l’exécution. Aussi, dans leurs visites pastorales, les évêques, devenus en quelque sorte des Missi Dominici de l’Intendant paraissaient revêtus d’une double autorité, Celle de lhomme d’Eglise, celle du représentant de PEtat. En cette qualité encore ils réunissaient dans leurs mains deux fonctions aujourd’hui complètement séparées, l’une spirituelle, lautre laïque, Aussi grande fût leur action, Comme chefs spirituels du diocèse, aussi étendue füt leur intervention, en cette qualité même, dans les choses de l'ordre laïque ; néanmoins on ne peut accepter les plaintes déclamatoires de quelques historiens qui les accusent d’avoir voulu sans cesse empiéter sur les fonctions des magistrats, puisque c’est le contraire qui est vrai. Une autre remarque pratique et intéressante à faire, c’est que ces prélats de l'Ancien Régime que lon a l'habitude mal fondée de considérer comme des courtisans vivant loin de leurs diocèses, S'occupaient, au contraire de
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leurs troupeaux, du moins la plupart, avec une vive sollicitude et une réelle intelligence de leurs besoins. Les registres contenant les procès-verbaux de leurs visites pourraient et devraient servir de modèle à l’épiscopat de nos jours qui y trouveraient un exemple admirable de la manière dont un évêque doit s'occuper de son diocèse. Nous ne voyons pas du tout qu’ils aient encouru ces terribles anathèmes que l’on a fait peser sur eux; sans doute parce qu'ils avaient besoin d'être connus autrement que par ceux qui se servent de l’histoire pour contredire la vérité.