‹ Les Évêques au XVIIIe siècle en LanguedocChapitre 8 sur 20 · MT · texte numérisé non relu

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de ville où nous avons trouvé M. de Barrès, Seigneur de Pouzolles, 4 consul, sur le perron.. Et peu après nous avons entendu la messe »... Puis le Procureur du roi et son greffier ont juré « de bien et dûment faire le devoir de leurs charges ». De l'hôtel de ville, le même cortège s’est rendu «sur la place de Saint-Nazaire où nous nous sommes placés sur un fauteuil préparé auprès de Ia Croix ». Les consuls à genoux, la main sur le missel « par nous tenu ont fait chacun le serment en la forme suivante : Je jure et promets de bien servir le roi et Mgr lEvêque pendant la durée de mon consulat et de garder etobserver les règlements de la maison consulaire »..….. (1)

S2. — La jurdiction et l’administration de la police

Sur la juridiction de l'administration de la police la lutte fut vive et opiniàtre dans les Communes et dans les consulats. Les municipalités n’entendaient pas seulement s’occuper de administration. Elles jugeaient nécessaire d'exercer aussi la police; c’est-à-dire de veiller au maintien de l'ordre public, d'imposer des amendes à quiconque le troublerait, d'infliger emprisonnement de vingt-quatre heures au délinquant, de surveiller les forains, de permettre aux marchands de vendre, etc. Elles soutenaient que les agents des Seioneurs soit laïques, soit ecclésiastiques, cherchaient toutes les occasions de vexer les officiers municipaux et de les déconsidérer. [ls montraient lPinconvénient que souffraient les habitants de recourir pouries faits de simple police aux juges ordinaires qui ne se trouvaient pas sur les lieux; tandis que eux résidant sur place ils jugeaient plus rapidement et d’ailleurs sans frais. Ils faisaient observer que les

(1) Arch. dép., C. 894

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