FRANÇOIS SADOLET
Jacques Sacrati^ se voyant âgé et voulant se décharger du poids de l'administration, avait demandé et obtenu pour coadjuteur, du pape Innocent IX^ François Sadolet^ son cousin, évêque in partibus de Nicomèdie. Le pape étant mort avant que les ^bulles eussent été expédiées. Clément VIII, son successeur, se hâta de ratifier cette nomination par sa bulle du 5 des ides de février 1592.
François Sadolet, troisième enfant de Camille Sadolet et de Marie de Grandis, était le petit-neveu du cardinal et cousin de Jacques Sacrati lui-même.
Il était à Rome lorsque sa nomination fut faite, et il n'avait pu encore venir à Carpentras quand la mort vint surprendre Monseigneur Sacrati. H se hâta de faire
prendre possession de son siège par Paul-Emile Sadoet, son procureur, et vint ensuite dans sa ville épis" copale. Il y demeura peu, et, quelques mois après, il repartit pour Rome, où l'appelaient des affaires pressantes et où la mort devait le frapper.
Les Capucins purent achever, sous son épiscopat, leur établissement dans la ville. Après avoir obtenu, en 1 596, une somme de trois cents livres à titre de secours, ils en obtinrent encore, en 1599, une somme de vingtsix écus pour leur permettre d'achever les constructions de leur couvent (i).
François Sadolet mourut à Rome le 23 juin 1596 et fut inhumé dans l'église de Saint André Délie Fratte,
Armes : d'argent à trois bandes bretessées et contrebretessées d'a{ur, au chef cousu d'or chargé d'un corbeau essorant de sable, portant au bec un anneau d'or.
(1) Le couvent des capucins compta des religieux illustres. Etienne de Cohorn, capitaine au régiment de Flassans, embrassa leur règle et leur donna tous ses biens. Mais le plus célèbre de tous fut, sans contredit, Jean-François Boudin, en religion Père Justin, auteur de l'Histoire des guerres de religion dans le Comtat^ et qui a laissé des travaux historiques restés manuscrits. M. Barjavel a publié sur le P. Justin, en 1859, chez M. Devillario, une notice bio-bibliographique, tirée à 50 exemplaires.