‹ Les évêques de CarpentrasChapitre 9 sur 49 · HIC PRESUL VERUS PARADIS · texte numérisé non relu

HIC PRESUL VERUS PARADIS

MUNLS ADI PTUS PRIDIE SUB MARC! FINEM SCITOTE KALENDAS AMEN (l).

Le corps de l'Evêque et les vêtements qui le recouvraient tombèrent en poussière, au contact de Tair, mais on recueillit religieusement ses ossements dans une caisseen bois pour les conserver dans le trésor de l'église.

(i) « Les dépouilles d'Ayrard exhalent l'odeur d'un parfum de nard. Ce « vrai pontife a obtenu les récompenses du paradis, sur la fin du mois de « mars, la veille des Calendes. Amen. » Cette mention assez extraordinaire pour uneépitaphe, de parfum exhalé par les dépouilles mortelles d'Ayrard, signifiait-elle que, pour récompenser les vertus de ce pontife, Dieu fit en sa faveur un miracle qui n'est pas rare dans l'histoire des Saints, en conservant pendant assez longtemps son corps à l'abri de la corruption, et en permettant qu'il s'en exhalât cette odeur caractéristique qu'on a nommée parfum des reliques ? On ne voit guéris d'autre explication possible de ce vers :

Artus Airardi redolent veliit unccio nardi.

C'est aussi cette conservation de son corps qui expliquerait pourquoi il a été placé dans le tombeau debout, la crosse à la main, ayant sous les pieds une inscription qui est postérieure à sa mort de quelques jours.

Le 29 novembre 1782 (i) les dépouilles de l'évêque Ayrard furent placées au dessous de la tribune de Torgue, où elles reposent encore aujourd'hui. Le chapitre, pour perpétuer la mémoire de son fondateur, fit placer sur sa nouvelle sépulture l'inscription suivante :

HLC SL'NT TRANSLATA PRETIOS^ EXUVLG D. ^RARDI CARPEN. EPISCOPI IN CATHEDRA ECCLESIA REPERTiE GUI OB FUNDATIONEM HUJUSCE CAPITULI D. ANNO 982 GRATI ANIMI MONUMENTUM IDEM CAPITULUM POSUIT.

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