‹ Les évêques de Québec [microforme] (volume 2)Chapitre 104 sur 132 · D ER ET SE ROSE · texte numérisé non relu

D ER ET SE ROSE

(a) Depuis 1860, c’est-à-dir ; en dix ans, cette maison avait donné quarantedeux prêtres à l’église de Québec. Depuis 1829, année de sa fondation, quatrevingt-six prêtres en étaient sortis.

(@) Nous tenons à dire que le regretté Mgr Bolduc fut l’un des membres les plus efficaces du comité de secours. Peu de personnes connaissent tous les services qu’il a rendus au Collège de Sainte-Anne, par sa connaissance des affaires, par les souscriptions abondantes qu’il sut obtenir, et par son invincible persévérance à dire qu’il fallait à tout prix sauver cette institution. Nous le regardons comme l’un des plus grands bienfaiteurs du Collège de Sainte-Anne.

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8. E. LE CARDINAL TASCHEREAU 659 en parle dans quatorze circulaires adressées à son clergé. Enfin le 28 août 1878, le comité rendait ses comptes, la dette était payée, le Collège de Sainte-Anne était sauvé par le dévouement de son évêque, et la générosité de ses amis. Il crut que la meilleure manière de témoigner sa reconnaissance était de donner de nouveaux ouvriers au maître de la vigne, et, de 1871 à 1889, il ‘ui en fournit soixante-et-huit.

Tout en s’occupant du Collège de Sainte-Anne, l’archevêque portait ses regards sur une autre région destinée à devenir un nouveau diocèse et où M. legrand vicaire Racine avait jeté les bases d’un petit séminaire. Mgr Taschereau suivit avec intérêt les progrès de cette maison, et il favorisa de tous ses efforts et de toutes les ressources dont il pouvait disposer, la construction d’un établissement plus vaste et plus en rapport avec les besoins du Saguenay.

Le 25 mai 1872, il écrit à M. Racine : « j'aimerais beaucoup que le nouvel établissement fût placé sous la protection spéciale de la sainte Famille, comme le Séminaire“de Québec ; cela intéresserait tout particulièrement saint Joseph, comme chef et protecteur de la sainte Famille, à pourvoir à tous ses besoins... Ayez un tableau de la sainte Famille pour la modeste chapelle de la maison : Jésus sera le modèle, Marie la mère, et Joseph l'économe de toute la communauté, et ainsi rien ne manquera, ni pour le spirituel, ni pour le temporel... .

» Vive le Séminaire de Jésus, Marie et Joseph !.

Le 15 août 1873, Mgr Taschereau érigea solennellement le Séminaire de Chicoutimi qu’il regardait « comme une nouvelle faveur accordée à notre pays, » et il lui donna son existence canonique. Ce fut lui qui acheta le terrain sur lequel

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devait être construit le nouveau collège et qui fit les règlements pour en assurer la bonne administration. Pour en payer la construction, il demanda à ses diocésains la contribution d’un centin par année pendant trois ans. Quand le séminaire fut bâti, Mgr Taschereau crut que le moment était arrivé de diviser son immense diocèse. Le siège épiscopal de Chicoutimi fut érigé, à sa demande, le 28 mai 1878, et le regretté Mgr Racine en devint le premier titulaire.

A l'avènement de Mgr Taschereau, le Collège de Lévis existait déjà depuis plusieurs années, et il était encore sous la direction du Séminaire de Québec. Bientôt il put se soutenir et marcher par ses propres forces, devenir indépendant, et acquérir les droits d’une corporation civile. Ce fut le 12 mai 1879, que l'archevêque approuva l'établissement d’un cours classique. « En vous transmettant cette nouvelle qui, j'en suis certain, vous causera une grande joie, écrivait le prélat à Mgr Déziel (alors supérieur), je vous prie d’agréer mes félicitations, et les vœux sincères que je forme pour la prespérité spirituelle, temporelle et classique de ce bel établissement. »

Ces souhaits ont été réalisés: le Collège de Lévis est aujourd’hui l’une des maisons d'éducation les plus florissantes du pays, sous tous les rapports. Il a déjà fourni neuf prêtres au diocèse de Québec. (a)

C'est ainsi, qu'à l’exemrlr de ses prédécesseurs, Mgr Taschereau a favorisé et cultivé avec soin les vocations sacerdotales et qu’il a fondé ou soutenu des séminaires pour assurer l’existence du clergé diocésain et national. Il a

(a) Il faut ajouter six élèves de Lévis qui sont entrés dans la vie religieuse et quatre autres prêtres qui appartiennent à des diocèses étrangers.

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dignement continué l'œuvre commencée par Mgr de Laval et reprise par Mgr Briand. Comme eux, il aime à dire : mon clergé, en parlant de ses prêtres ; mais comme eux aussi, il sait apprécier les services rendus par les ordres religieux. Déjà les Jésuites et les Oblats de Marie Immaculée travaillaient aux œuvres de son diocèse; il a appelé les Pères de la Congrégation du Très Saint-Rédempteur et leur a confié les importantes dessertes de Sainte-Anne de Beaupré et de Saint-Patrice de Québec. Tous ces religieux, auxiliaires presque nécessaires du clergé séculer, prêchent les retraites paroissiales et ecciésiastiques de l’archidiocèse, et c’est toujours l’un d’entre eux qui accompagne l’évêque, en qualité de prédicateur, dans sa visite pastorale.

Ajoutons que Mgr Taschereau a confié des écoles aux Frères du Sacré-Cœur de Jésus, aux Clercs de Saint-Viateur, aux Frères de Saint-Vincent de Paul, aux Frères de la Charité et aux Frères Maristes. C’est sous son administration que toutes ces congrégations ont commencé à enseigner dans le diocèse de Québec.

Les maisons religieuses de charité ont été aussi l’une des parts chéries de son héritage épiscopal. « Qu'il nous suffise de mentionner le zèle, le dévouement et la protection dont il a daigné entourer le berceau d’une institution qui lui est spécialement chère, le florissant hôpital du Sacré-Cœur de Jésus, qu’il a vu naître dans la pauvreté et se développer d’une manière étonnante, sous la double infiuence de son action épiscopale et du dévouement des dames religieuses et des zélés bienfaiteurs de cette maison. » (a)

(a) ‘ Le premier cardinal canadien. ??

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