‹ Les évêques de Québec [microforme] (volume 2)Chapitre 11 sur 132 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

PNaissance de Mgr de Saint-Vallier.—Tl est nommé aumônier du roi.—Sa vie édifiante à la cour.—Il est choisi pour succéder à Mgr de Laval. —Traversée

de l'Océan.—Son arrivée à Québec.

Mer Jean-Baptiste de Saint-Vallier naquit à Grenoble, le M1: novembre 1653, de Jean de la Croix, seigneur de Che- vrières, et de Marie de Sayne, fille unique de messire Jacques “ Rde Sayne, chevalier, seigneur de PEchigny et de Chamblanc. Après avoir reçu de ses illustres parents, cette nremière éducation virile et chrétienne que l’on savait si bien donner Midas les bonnes familles françaises de cette époque, l'enfant Meatra au Séminaire de Grenoble, et se distingua pendant D toutes ses études classiques par son application av travaii, ni par une grande facilité d’élocution, et surtout par une admi- D rable piété.

à Le prestige d’un grand nom, ses talents réels, l'influence : de sa famille : tout lui assurait un avenir brillant dans le

monde ;

mais Mgr le Camus, évèque de Grenoble, décida D sans peine le jeune de Saint-Vallier à embrasser de préférence M les sacrifices que présente une vie consacrée au service de

De l'Eglise. Les succès le suivirent dans la carrière ecclésias-

NOTICES RIOGRAPHIQUES

tique, car, à dix-neuf ans, on le proclamait docteur «à

Sorbonne. Aucun historien n’a donné la date de son oïdi.li

nation sacerdotale, mais on sait qu’il s’y prépara par un moï entier de retraite, et que ses œuvres de pièté et de pénitene firen: l'édification de tout le séminaire.

D'abord chanoine de la cathédrale de Grenoble, l'abbé 4:38

Saint-Vallier fut bientôt arraché à ces fonctions relativement humbles, pour paraître à la cour, où l’appelait à grands cri l'ambition de ses parents. Son frère aîné, qui était alors capi. taine des gardes du roi, saisit la première occasion favorable pour lui procurer une place plus en rapport avec la dignité

de sa famille, et il le fit nommer aumônier ordinaire du roi Mi La vertu du jeune prêtre n'était pas en danger au milieu del

plaisirs de la cour, et bien qu'il n’eût pas encore vingt-troiti

ans, il se conduisit toujours avec la gravité d’un saint ecclé. siastique, qui s'occupe plus de plaire à Dieu qu'aux hommes Fidèle à dire la messe tous les jours, et à faire une retraite tous les ans, il poussait l'esprit de son état jusqu’à porta habituellement la soutane, ce qui ne se voyait plus à la cour

et il employait utilement son temps à donner des instructions

et les autres secours de son ministère aux officiers du palais]

Ses efforts furent couronnés de succès : on vit bien refleurir la piété et les bonnes mœurs en des lieux qui avaient été souvent le théâtre de lirréligion et du liber tinage. Les œuvres de charité avaient dès cette époque tout ses prédilections, et son amour des pauvres et des affligés l’accompagna pendant Loute sa vie.

«Un soir, M. de Saint-Vallier étant retiré dans son appar tement pour prendre son repos, entendit à sa porte comme

le gémissement d’une personne dans la souffrance. Il appel

on do Hépond t trou

oid et

Ma char

pprèta p couc] e lui.

hais à i dire Les h aritab fect, t de to rôtre ol

b dépou onner | fentôt a lui qui Quel :

Babbé Fo à cour d isiez au e paaisir exibles,

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(a) “ Mon

dvrage dû à

énéral, nous

{ë) Oraison

are

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locteur e on domestique, celui-c qui ne voulait pas se déranger, Répondit que ce n'était rien. L'abbé sortit alors lui-mème,

t trouva dehors un pauvre homme presque nu, transi de id et couvert d’ulcères. Il conduisit ce malheurenx jusqu’à Ma chambre, le fit asseoir sur un fauteuil près du feu, lui pprèta à manger, pansa ses plaies, le fit changer de linge, > coucha dans son propre lit, et passa la nuit à veiller auprès e lui. Il ne le quitta le matin que pour aller dire la messe,

ais à son retour, il ne le trouva plus, et personne ne peut

e son oxdi @ AT UN MO

> pénitence

e, l'abbé de #8 ed ativement

grands crk

t alors capi.

n favorable i dire comment l'inconnu s'était évadé.» (a) c t "

o la digni MR Les hôpitaux et les prisons recevaient souvent la visite du QUES LHC Es Re ; x :

haritable aumônier. Un jour, il descendit dans un cachot fect, où gisait un pauvre détenu afiligé de toutes les misères

t de toutes les douleurs. Emu de compassion, le jeune

aire du roi

| milieu des B

, vingt-troié

saint ecclé.

rôtre obtint pour ce malheureux une prison moins horrible,

1x hommes

à dépouilla pour lui d’une partie de ses vêtements, lui fit nner les soins qu'exigeait son état déplorable, et finit, jentôt après, à force de douceur et de charité, par convertir lui qui avait été un scélérat.

une retraile qu'à porta is à la Cour nstruction Quel spectacle surprenant, se présente à nos yeux ! s’'écrie s di palais] Babbé Fornel (b). Notre nouveau Jean-Baptiste se sanctifie à vit bientl à cour des rois, au milieu des délices ; quel prodige! Vous s lieux qu siez autrefois, Seigneur, qu’on ne voyait là que des hommes t du liber paisir, vêtus mollement et qui, semblables à des roseaux xibl

R 5, se laissent agiter par tous les vents de l’inconstance poque tout es, ag I ( le l’inconstance

les affli du changement. Mais jetez les yeux sur l'abbé de Saint aes : DCS : :

(a) ‘“ Monseigneur de Saint-Vallier et l’Hôpital-Général de Québec.” Cet s son appaf vrage dû à la plume aussi élégante que pieuse de l’annaliste de l’Hôpitalorte comme néral, nous à été d’un grand secours pour la composition de cette notice, M) Oraison funèbre de Mgr de Saint-Vallier.

e. Il appel

Vallier, qui réside à la cour du plus grand des monarque

Ce n’est point un homme qui aime la bonne chère, ou quik recherche le luxe des habits ; ce n'est point un homme sujil

à des alternatives de piété et de relâchement, et qui. po vouloir partager son cœur entre Dieu et le monde, se me

enfin au rang des adorateurs de la fortune, et devient Le zélf partisan du grand monde qui l’éblouit. Non : dans un lier

qu'on peut appeler l’écueil de la piété et de l'innocence, etoi

les plus sages perdent le sel de leur sagesse, on est dan l'admiration des vertus de l'abbé de Saint-Vallier ; on vant sa piété, sa religion, son recueillement, sa ferveur ; on admis son zèle qui lui fait remplir le ministère d’un apôtre, instrui]

sant les uns, reprenant les autres, animant ceux-ci, exhorta ceux-là, avec une force, une charité, une onction semblab

à celle de Jean-Baptiste, lorsqu'il instruisait les soldats et lef pour lu

officiers de la cour du roi de Judée.”

M. de Saint-Vallier accompagna le roi dans une de ses exp ditions de Flandre, et déploya, en faveur des blessés et del mourants, les vertus qu'il pratiquait habituellement à Paris pour le soulagement de tous ceux qui avaient besoin de lil Louis XIV sut apprécier les servicos rendus par son aumilk

nier, et, pour les reconnaître d’une manière signalée, il li

offrit le siège épiscopal de Tours, et, quelque temps april

celui de Marseille ; mais l’humble prêtre crut devoir refuse

et témoigna au monarque le grand désir qu'il avait de don ner des missions dans les différentes provinces du royauni

Louis XIV ne voulut pas insister, se réservant de profite

d'une autre vacance pour donner à son aumônier une charg importante dans le gouvernement de l'Eglise. L'occasion 1

se fit pas longtemps attendre, car Mgr de Laval ayant off

Isa dém sur l'al épisCo] pauvre D Mr BFrance l'on po I. Dud 11681:

D «Not eux...

Mile P. le les qual Mladul

avec édi Maire éve n Il ad Maire de Mes soi € Bille P. le net qui lu pour évi Al tre en Mlant que lui, ferai

M »Lesr Pole un p | pour y po périence,

1onarques re, OÙ Qui mme sujé qui, pour ide, se ma ient le zéli ins un lier cence, et oil n est dan

; on vante

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MGR DE SAINT-VALLIER al

sa démission de l'évêché de Québec, en 1684, on jeta les yeux sur l'abbé de Saint-Vallier qui, cette fois, accepta la charge épiscopaie, parce qu’elle était accompagnée de sacrifices, de pauvreté et de missions pénibles.

Mgr de Laval avait chargé M. Dudouyÿt, son agent en France, de prendre des informations au sujet de celui que l'on pouvait choisir pour lui succéder sur le siège de Québec.

M. Dudouyt, après avoir consulté, écrivit au prélat, en mars

«Nous avons examiné, dit-il, sur qui on pouvait jeter les eux. Ça été à l’occasion de la proposition que nous a faite

Me P. le Valois, touchant M. l'abbé de Saint-Vallier, dont voici

les qualités pour et contre. [l'est de naissance considérable,

il a du bien, il est aumônier du roi, qui a beaucoup d'estime

Mpour lui ; il est d’un parfait exemple à la cour, où il travaille

de ses exil

:ssés et del

ent à Par

soin de li

son aunmi

alée, il li

2mps après

roir refuser ait de dot u royaume de profite

une char

avec édification, il est austère pour lui-même. On le veut faire évèque en France, mais il s’en défend autant qu'il peut.

» Il a demeuré, les six derniers mois avant Pâques, au Sémiaire de Saint-Sulpice, où il a fort édifié. Le P. le Valois est son directeur, et lui fait faire ses retraites. C’est lui Mile P. le Valois) qui a pensé qu'il serait propre pour le Canada Met qui lui en a parlé ; et il (M. de Saint-Vallier) a dit que,

pour éviter d’être évêque en France, il consentirait plutôt à

occasion 1

yant of

Bl'être en Canada, et qu'il voudrait demearer votre coadjuteur Btant que vous vivrez ; on croit que l’estime que le rai 2 pour lui, ferait qu’il agréerait la chose.

» Les raisons qui nous ont paru contraires, sont qu’il a un zèle un peu trop ardent, soit pour sa propre perfection, soit pour y porter les autres ; qu'il n'a pas encore beaucoup d’ex-

érience, étant jeune ; qu’il est austère... J’ai parlé de cette

affaire à M. Tronson ; nous en avons examiné les raison pour et contre. M. Tronson convient qu’il a beaucoup d’ar.

deur et pas encore d'expérience. le P. le Valois m’a répondu k qu’il se modère beaucoup dans son zèle et son ardeur, soi

pour sa propre conduite, soit pour celle des autres ; qu'il À. proposé de lui-même que, lorsqu'il serait obligé de conduire le diocèse, il aurait un conseil composé des personnes lek

plus capables, par l'avis desquelles il se conduirait, et qu'il voulait demeurer votre coadjuteur, tant que Notre Seigneur vous conservera la vie. »

Mgr de Laval fut enchanté de cette lettre, et se décida de suite à passer en France, à la fin de cette même année, pour

régler cette affaire importante. Il parla lui-même au roi, du choix de M. de Saint-Vallier, et le demanda pour son succes#

seur. Louis XIV, surpris de voir que son aumônier acceptai un évêché en Canada, après avoir refusé ceux qu’il lui avai offert, en France, se rendit, cependant, aux instances (|

lévèque de Québec, et aux humbles raisons de l’abbé &

Saint-Vallier. Ce dernier, après avoir vaincu les opposition}

de sa f:mille éplorée, s’en alla résider au Séminaire de Missions-Étrangères, où se trouvait le vénérable évêque de Québec, pour recevoir de lui les instructions dont il avai besoin pour gouverner son diocèse.

Malheureusement les démêlés qui existaient entre le cours de Rome et de France, rendaient impossible l'obtention immédiate des bulles. Alors on décida que Mgr de Lavi

resterait en France pour les obtenir, tandis que son succes

seur élu irait en Canada, en qualité de vicaire général, pour visiler son église et le troupeau confié à ses soins. M. de Saint-Vallier se hâta de faire ses derniers préparatifs, et, av

l’agré omm lettre « Ve au m Roche M. len

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MGR DE SAINT-VALLIER 83 - PE es raison Mlagrément du roi, il quitta la France, en mai 1685. Voici coup d’ar. comment il raconte lui-même son voyage, dans une longue a répondu lettre qu’il publia, à son retour à Paris. rdeur, soil « Vous n'avez peut-être pas oublié que je partis de Paris, os ; qu'il «Mau mois de mai de l'année 1685. Je m'embarquai à !a > conduire à ochelle, le mois suivant, dans le même vaisseau que montait sonnes les 4 .le marquis de Denonville, qui avait été nommé par 'e roi, it, et qu'il gouverneur de la Nouvelle-France, et qui menait avec lui e Seigneur madame sa femme et une partie @e sa famille. » De neuf ecclésiastiques qui avaient bien voulu me suivre. : décida diet qui avaient tous passé par le Séminaire des Missionsnnée, pour : trangères de Paris, où j'avais fait ma demeure depuis ma ; au roi, du nomination à l’épiscopat, il n’y en eut que deux qui demeuson succes Brèrent auprès de moi durant lanavigation ; les autres furent r acceptait l partagés sur deux vaisseaux, cinq sur l’un et deux sur il Lui avai autre ; les cinq avaient pour chef M. l'abbé d'Urfé, ci-devant istances de doyen de la cathédrale du Puy, dont on connait assez le à Pathé de nom et la vertu, sans qu’il soit nécessaire que je fasse conhaitre ici sa personne et son mérite ; il suffit de dire qu'il a té, pendant plusieurs années, un exemple de zèle et d’humidite dans le Séminaire de Saint-Sulpice de Paris, et qu’il avait

opposition ninaire des

évèque de ne PT ee déjà demeuré dix ans en Canada, où il avait donné beauoupd'édification dans le Séminaire de Montréal, qui (comme on sait) est dépendant de celui de Saint-Sulpice, et dont aurai occasion de parler dans la suite de cette lettre.

entre lei

» l'obtention

Je Law » Deux des prôtres qu'on avait embarqués, avec cinq cents Pr UC Lavd

joldats qui passaient avec nous, furent les plus heureux son succes

de tous ; car outre les exercices de piété qu'ils firent faire à

néral, pour FE . Lo

. équipage et aux passagers, comme on le faisait dans les

ins. M. de quipa? | ! 2 , à je

" Autres navires où nous étions, il plui à Dieu de leur fournir

tils, et, ave É?

une nouvelle matière de zèle, par la maladie qui se mi

dans les troupes, et qui enleva cent cinquante hommes ; ik

s'appliquèrent si fortement jour et nuit à secourir ces par-M vres malades, qu’à force d’être auprès d’eux pour leur donne# les soulagements du corps, et pour leur administrer l«M

sacrements, la longue fatigue jointe au mauvais air 4

réduisit enfin au nombre de ceux qui avaient besoin M secours ; quelque soin qu’on prit de les assister, il fut impos£ sible de vaincre la malignité du mal; et ils eurent autant; joie de perdre la vie en cette occasion, qu'ils causèrent dk douleur à tout le monde par leur perte; l’un mourut dan le vaisseau, peu de temps avant qu'il touchât au port, autre languit encore quelques jours après être arrivé 1

Québec.

» En arrivant à Québec, je fus descendre au Séminaire de;

Missions-Étrangères, qui est dépendant de celui de Paris, «

qui a été jusqu’à présent le séminaire épiscopal de Canada MM. les directeurs de cette maison vinrent au-devant de moi, avec tout le respect et toute la cordi4lité que je pouvaïl attendre d'eux; et comme ce sont eux qui remplissent toute! les places de la cathédrale, ils me reçurent en chapitre, dan hé les formes, en qualité de grand vicaire de Mgr de Québec, qi m'avait donné cette qualité par des lettres authentiques avai

mon départ de France. »

’abbé da et à

allier harité malades bientôt

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Nouvell MBuivre L mois qi

parle ale, du joines, € ’un thé rale el

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ne pom haison d e supét hérite e

ui se mit!

nmes ; iki

r ces pau CHAPITRE II ur donne: hi istrer le À abbé de Saint-Vallier à Québec.—Ses visites dans les communautés, à Québec is air lei besoin des fut impor à

et à Montréal.—Voyage en Acndie,—Incendie du monastère des Ursulines.

__Mandements contre los immodesties dans les églises.—Avis au gouverneur.

—Retour en France.

, autant de

À son arrivée à Québec, le 30 juillet 1685, M. de Saintallier donna d’abord les secours de son ministère et de sa harité à bon nombre de ses compagnons de voyage qui, malades, les uns de fièvres, les autres de scorbut, remplirent bientôt les salles de l'Hôtel-Dieu; puis il se mit de suite à isiter l'immense territoire qui formait alors l’église de la Nouvelle-France. Nous ne pouvons mieux faire que de ivre le récit que le prélat publia lui-même, après les quinze

usèrent deM

urut dans

u port, «ik

e arrivé il

inaire des M e Paris, es e Canada,

ae mois qu'il passa en Canada, en qualité de vicaire général. parle d’abord de toutes les institutions de sa ville épiscoale, du chapitre de la cathédrale, composé de douze chajoines, d'un doyen, d’un grand chantre, d’un archidiacre, j ’un théologal et d’un grand pénitencier ; puis de la cathérale elle-même, servant en mème temps de paroisse ; « le

M Ditiment n'en est pas encore achevé, et le roi donne chaque

je pouvail sent toute!

pitre, dans juébec, quil ques avalià

donnée une gratification, pour consommer peu à peu l'ouvrage qu'on y a commencé ; on y fait l'office avec une gravité et ne pompe proportionnée à la solennité des jours... La

jaison des Jésuites est bien bâtie, leur église est belle...

e supérieur est à présent le Père Dablon, homme d’un hérite et d'une expérience consommée, avec qui j'ai eu

beaucoup de liaison pendant mon séjour en Canada ; pli » D on le voit, plus on l'estime, et dans le compte qu'il a bien : le sén voulu me rendre des qualités et des travaux de tous les rel Mim'ins gieux qui lui sont soumis, soit dans le collège, soit dans le iide fai missions, j'ai connu qu'ils sont tous des saints qui nl Miles cl

respirent que Dieu seul, et qui ne s’épargnent en rien pourM heure convertir les infidèles, et pour sanctifier les chrétiens. 1 A Québ pcnda de soi

faut avouer que parmi ces pères de la Nouvelle-France, il vhs

a un certain air de sainteté si sensible et si éclatant, que;

«( Les de gré de fai

maisO

ne sais s’il peut y avoir quelque chose de plus en aucwni

autre endroit du monde, où la compagnie de Jésus 50

établie, J'ai parlé à ceux qui sont à Québec, et j'ai reçu de:

lettres de ceux qui sont en mission ; tous m'ont paru d'un qui le

vertu et d’une soumission, dont je suis encore plus édifié ls

que je ne suis satisfait de leurs talents, et je ne puis sanf qu'ils

injustice supprimer le témoignage que je rends ici en le condu

faveur. M.

» Le couvent des Récolleis s'appelle Notre-Dame des Anges! visiter le lieu est agréable, c'est la promenade de la ville la pl puis il belle, et on y va souvent par dévotion en pèlerinage. Ily UT douze ou quinze religieux de bonne volonté, toujours pr . à aller partout où il plait à l’évèque de les envoyer. F «Je sujet de me louer d'eux dans les emplois que je leur ppieuse commis. Il y a lieu d'espérer que, comme on leur envoierik de Pa toujours de France des sujets bien conditionnés, et da un Do gardiens aussi prudents et modérés, que l’est celui qui est les de présent à leur tête, nous vivrons bien ensemble. publiq

» Il y a à Québec deux communautés de religieuses érig js k par lettres patentes : les Ursulines et les Hospitalières pe dé

unes et les autres travaillent, chacune selon l'esprit de leu! pété |

vocation, avec grande fidélité aux emplois de leur instituis

—— nada ; plus M » Dans la visite que j'ai faite à Québec, j'ai commencé par qu'il a bien M Jus les reli oit dans le

le séminaire ; je déclarai d’abord que mon dessein étant de m'instruire et de m'informer de l’état de l’église, plutôt que Be faire aucun changement, que je ne changerais rien dans

nts qui n les choses tant soit peu de conséquence, et que je m’estimerais

rien pour heureux, si je pouvais soutenir le bien que monsieur de

rétiens. | Québec avait établi avec tant de bénédiction et Lant de peine,

france, il pendant près de trente années.” Puis après avoir fait l'éloge ant, que je de son prédécesseur, il fait celui des prêtres du séminaire.

en aucun « Les directeurs sont en petit nombre, et s’ils avaient moins

Jésus soi de grâce et d'activité qu'ils n’en ont, il leur serait impossible fe : faire tout ce qu'ils font au dedans et au dehors de leur

ai reçu da de fai I ,

paru d’une

plus édifié

> puis san:

Imaison : le détachement dont ils font profession, la charité qui les unit, l’assiduité qu'ils ont au travail, et la régularité qu'ils s'efforcent d’inspirer à tous ceux qui sont sous leur

ici en lewr! conduite, m'ont donné une très sensible consolation.» M. de Saint-Vallier quitta bientôt sa ville épiscopale pour

des Ance visiter les paroisses de la côté de Beaupré et de l'Ile d'Orléan o

ille la plu puis il se rendit à Montréal, où il fut reçu, avec de grandes

ace. Ilv marques d'honneur et de joie, par M. le chevalier de Callières (= ut Ÿ 5 4 Waccompagné du clergé et du peuple.

jours prêt «Je fis mes visites dans la paroisse, dans les maisons reli-

voyer. d à Le " sminai sci ve Jai tn

je leur gieuses, et dans le séminaire que messieurs de Saint-Sulpice

de Paris y ont établi depuis plusieurs années, et où ils ont

ir envoie = d 2111 : r AG NES à ain és, et du bon nombre de sujets envoyés de France, dont j'ai connu

ui qui estis

bles talents et les vertus, non seulement par la réputation

publique, mais par les entretiens particuliers que j'ai eus ses érigéal avec eux, et par la confiance avec laquelle ils ont bien voulu me découvrir leurs plus secrètes dispositions ; leur supérieur

lières ; lei brit de le:

ur instituts

D, a été fait grand vicaire par mon prédécesseur, et il a dans sa

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