‹ Les évêques de Québec [microforme] (volume 2)Chapitre 16 sur 132 · CHAPITRE IV PA · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV PA

la préc

et enst

Translation des reliques de saint Paul.—Siège de Québec et Notre-Dame de la .

Victoire. —Difficultés entre l’évêque et le séminaire.—Voyage en France.— ire)

Le prélat gagne sa cause.—$Son retour à Québec.—Affaire des cures.— » Le Affaire des dîmes. | drale à

| ou cha

A son retour de France, en 1688, Mgr de Saint-Vallier en bel avait apporté plusieurs reliques précieuses appartenant à | Mgr de l’abbaye de Maubec, entre autres une relique insigne de L suivaie saint Paul apôtre. Dès qu'elle fut enchâssée par le soin des relique. religieuses Ursulines, l’évêque annonça une procession extra. se mit € ordinaire, pour en faire la translation à la cathédrale, le à la prem janvier 1689. Voici comment cette belle fête est racontée } Tous le dans les annales du monastère des Ursulines. . piété de « La veille, nous fimes un salut en l'honneur du grand api. * consola tre ; puis avant de sceller la châsse, monseigneur nous ft E «Len

baiser la relique, et il eut aussi la bonté de nous en donner S d'une

une petite parcelle pour enrichir la chapelle des saints. Ce | tenta p jour même, 24 janvier, trois ecclésiastiques vinrent, vers le ES plus, il 4 soir, pour emporter la châsse à l’église de la paroisse. Nous - vit de se l’avions exposée dans le chœur, sur un brancard garni d: officia à damas et de moire d'argent franges d’or ; au-dessus, il y avait A Saint-Sa une écharpe brochée, appartenant à M. le marquis de Denon [M passée à ville. Quand les prêtres entrèrent dans la chapelle, nous La mi étions toutes rangées dans le chœur, revêlues des manteaux Flavien d'église, et tenant à la main des cierges ardents. Après avoir L cession 4

chanté l'hymne de saint Paul, nous nous dirigeâmes en pro mème a

me de la France.—

$ Cures,—

-Vallier énant à igne de soin des on extrae, le à racontée

and api.

nous fit donner nts. (Ce vers kE e, Nous arni l y avait e Denon:

le, nous anteaux rès avoir en pro- ls

nt dti attrapé MGR DE SAINT-VALLIER 105

cession vers la porte conventuelle, suivies des élèves francaises et des séminaristes, et chantant le Laudate Dominum ; puis nous nous partageâmes er deux haies pour laisser passer la précieuse relique. Elle fut portée d’abord à l’'Hôtel-Dieu, et ensuite à l'évêché, où monseigneur de Québec passa cette nuit en prières.

» Le lendemain, le 25 janvier, tout le clergé de la cathédrale avec les Pères Jésuites, vêtus en tuniques, dalmatiques, ou chasubles, et rangés chacun selon sa dignité, s’achemina en bel ordre vers la chapelle de l'évêché : Mgr de Laval et Mgr de Saint-Vallier, revêtus de leurs habits pontificaux, suivaient la procession. Quatre prêtres portaient la sainte relique. En sortani de la chapelle de l'évêché, la procession se mit en marche vers l’église des RR. PP. Jésuites, où se fit la première station, et de là on se rendit à la cathédrale. Tous les corps de la ville suivaient en grande tenue, et la

| piété de notre population se manifesta d’une manière bien

consolante.

« Le pieux prélat, voulant que les pauvres participassent d'une manière particulière à la joie de cette fête, ne se con-

| tenta pas de leur distribuer d’abordantes aumônes, mais, de À plus, il en réunit treize qu'il fit diner à l'évêché, où il les servit de ses propres mains. Dans l'après-midi, monseigneur | officia à vèpres ; ensuite il y eut sermon et bénédiction du

Saint-Sacrement ; ainsi finit cette grande journée qu’on avait

| passée à honorer publiquement l'apôtre des nations. »

La mème relique insigne de saint Paul et celles de saint

: Flavien et de sainte Félicité, furent encore portées en pro- } cession aux trois églises de la haute-ville, dans l'été de la L même année 1689, à la nouvelle d’une invasion des [roquois,

qui menaçaient encore toute la colonie. Dans la nuit du 4 au 5 août, ces barbares fondirent sur la paroisse de Lachine, et y firent un effroyable massacre. « Ils exercèrent, dit M. de Belmont, tout ce qu’ils savaient de cruautés et se surpassi. rent eux-mêmes, laissant les vestiges d’une barbarie inouie: des femmes empalées, des enfants rôtis sur les cendres chaudes, toutes les maisons brûlées, tous les bestiaux tués: quatre-vingt-dix personnes emmenées furent brülées cruelle. ment et immolées à leur vengeance, ou plutôt à celle de

Dieu, qui se servait des [roquois pour les ministres de sa À

justice, parce que cette paroisse de Lachine avait été le théâtre le plus fameux de l'ivrognerie des Sauvages.» (a) Les soldats envoyés pour réprimer cette invasion et punir ce massacre, furent presque tous tués à leur tour, et les Iroquois, maîtres de la campagne, se répandirent dans l'Ile de Montréal, laissant partout des traces sanglantes sur leur passage. Dans le seul canton de Lachine, ils enlevèrent près de cent vingt personnes et en brûülèrent près de deux cents. Dans toute la colonie. les habitants vivaient dans une terreur continuelle, et plusieurs craignaient qu’on ne fût obligé d'abandonner le pays, s’il ne venait pas de secours. L'arrivée de M. de Frontenac, qui prenait, pour la seconde fois, la charge de gouverneur, rétablit la confiance dans les esprits. Mais avant qu’il eût réussi à terminer les hostilités avec les Sauvages, un autre danger plus grand encore mena: çait la colonie. Le 16 octobre 1690, trente-quatre vaisseaux anglais, sous le commandement du général Phipps, s’arré. taient devant Québec, pour s’en emparer. Frontenac était

(a) M. de Belmont. Histoire du Canada,

prêt à I prochain ‘contribu Isommer je vais r' Le 18 ville. «( prières p pour patt de ses he Joseph S lors de sa à l'avant en proce s'étaient e nage à l’é, leur déliv Mgr de quand il a âla de re Son troupe es exhort et de patri ( ombattre Mgr de L:

raconte les

| « Québec

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4 (a) Histoire

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it du 4 prêt à les recevoir. Averti depuis quelque temps de leur chine, prochaine arrivée, il n’avait rien omis de ce qui pouvait ditM. contribuer à la défense de la ville. Et quand Phipps le fit rpassè. lsommer de se rendre, le gouverneur dit à l’envoyé: «Allez, nouie: je vais répondre à votre maître par la bouche de mes canons. » endres . Le 18 octobre, la flotte commença le bombardement de la x tués : ville. «Cependant, à mesure que le danger augmentait, les ruelle. prières publiques redoublèrent. Les ciloyens avaient pris elle de pour patronne et pour protectrice, la très sainte Vierge ; une s de sa de ses bannières avait été apportée de Montréal, par M. été le Joseph Seré de la Colombière, aumônier des milices, qui, » (a) lors de sa descente, l’avait placée, comme un signe de salut, t punir à l'avant du canot qu’il montait. Cette bannière était portée , et les Een procession dans toutes les églises... Les dames l'Ile de s'étaient engagées par un vœu solennel à se rendre en pèlerir leur nage à l’église de la basse-ville, si la sainte Vierge obtenait

leur délivrance.» (a)

3 Mgr de Saint-Vallier était en visite pastorale à Montréal, quand il apprit que sa ville épiscopale était assiégée. IL se âla de revenir à Québec, pour prendre part aux dangers de son troupeau, le consoler par sa présence, et le fortifier par $es exhortations. Dans une lettre pastorale remplie de foi et de patriotisme, il conjura tous les fidèles de la ville, de ombattre avec courage pour leur patrie et pour leur religion. Mer de Laval, dans une longue lettre à M. de Denonville, raconte les dangers du siège et la déroûte des Anglais :

ent près x cenis, terreur obligé

seconde dans les ostilités e menà-

Lisseaux , S’arré. Lu Québec, dit-il, était assiégé doublement d’ennemis et de ac était famine ; et sans que les habitants de Beaupré, de Beauport

E (a) Histoire de l’Hôtel-Dieu,

et de l'Ile d'Orléans se sont signalés en courage, en les atta

x f ï avait foi quant dans leur camp, il y a apparence qu'ils auraient taire ( demeuré plus de temps à terre et qu'ils auraient réduit tout } i6.fr

FRAC ! à À . Q le monde qui était à Québec, à la dernière extrémité. Ils les a Nr X C e ÿ

obligèrent à se rembarquer la nuit, en confusion, ayant

demeure laissé dans leur camp cinq pièces de canon et un drapeau, Dans le d dont les habitants s’emparèrent à la faveur des coups de Le pré fusil qu’ils tirèrent aux ennemis, qui n’osèrent approche après les avec leurs chaloupes pour les enlever, et ensuite par une et où der protection spéciale de Dieu,qui mit la consternation dam Mmécontel leurs esprits. Ils se sont retirés, à quoi ils ont été forcés en plus de s partie par les mauvais temps qui ont été fort extraordinaire prêtres n eu égard à la saison.» Bernière:

Ce fut un beau jour, pour les habitants de Québec, que lle donuei

celui du 21 octobre, quand ils virent la flotte disparaître der. rière la falaise de Lévis. Tous reconnaissaient devoir à li protection du ciel, leur délivrance et leur victoire. Pour seconder ces beaux sentiments, l’évêque ordonna une pro. cession générale d'actions de grâces. Le dimanche dan l'octave de la Toussaint, « l’on porta l’image de la sainte

entendre arrivée a é merveill et de leur l'exemple

mun avec

Vierge aux quatre églises où l’on fut en station, et l'n que. Mai

chanta le Te Deum à la cathédrale.» De plus, pour se con. il voyait (

former au vœu que l’on avait fait, Mgr de Saint-VallirR n engag: £ 2 , : nqi â 1é à - L

décida que l’église de la basse-ville serait dédiée à Notre. bonséquer

Dame de la Victoire, et qu’elle serait un monument éternel de la reconnaissance des Canadiens envers la reine des cieux Il régla aussi que, chaque année, il y aurait une fête et une procession en son honneur, le quatrième dimanche d’octobre

Les divers dangers qu'avait couru la colonie, avaient empi ché Mgr de Saint-Vallier de mettre à exécution le projet qu'l

séminaire ait faire | diocèse à | lous ces c les Missio Question P

MGR DE SAINT-VALLIER 109 ——— Écn as res at avait formé, depuis quelques mois, de passer en France, pour Ta y faire décider plusieurs questions importantes. La disette uit, tout DR et le froid extraordinaire qui suivirent la guerre, l’empê- . IIsk ES chèrent encore de partir, dans l’automne de 1690, et il dut Fa eat demeurer au milieu des habitants de Québec, pour les assister, ie dans le cours du rude hiver qu'ils eurent à passer. coups de Le prélat n'avait demeuré que trois mois au séminaire,

pprocher

par une tion dans forcés en rdinaires

après lesquels il habita une humble maison, qu'il avait louée, et où demeuraient avec lui deux ecclésiastiques. IL était mécontent des prêtres du séminaire, et ceux-ci l’étaient encore plus de sa manière d'agir à leur égard. Il avait déplacé deux prêtres nommés curés par son prédécesseur, Ôté à MM. de. Bernières et des Maizerets leur titre de grand vicaire, pour le donner au jeune abbé de Merlac et à M. Glandelet, et fait entendre qu'il voulait tout conduire par lui-même. A son

ébec, que aître der.

voir à LE. ;vée au Canada, en 1685, Mgr de Saint-Vallier avait été e. Pour rvcillé de la vie édifiante des messieurs du séminaire Une PO: de leur détachement des biens de la terre. Encouragé par che dan l'exemple de son prédécesseur, il avait mis ses biens en comla saint. avec ceux de la maison, et donné jusqu’à sa bibliothèn, et TR Maintenant il se repentait de cette générosité, à laquelle ar se CON) voyait de grands inconvénients, et crut qu’il devait rompre t-Vallier bn engagement qu’il avait conclu sans en peser toutes les à Notre séquences. Les cures jusqu'alors avaient été unies au t éternel Séminaire, et les curés nommés aussi par lui ; l’évêque vou-

des cieux.

te et une

lait faire lui-même toutes les nominations, et gouverner son diocèse à la manière des évêques de France. Pour opérer

octobre, ces changements, il fallait s'entendre avec les messieurs ent empi es Missions-Étrangères de Paris, et surtout faire régler la rojet QU Lestion par le roi. Avant son départ, le prélat adressa une

lettre pastorale à son clergé, dans laquelle il lui donnait le avis les plus sages pour la conduite des paroisses, mais, chose singulière, il ne nomma personne pour administrer le diocèse, et se contenta d'autoriser les supérieurs des séminaires de Québec et de Montréal, des Jésuites et des Récollets, à don. ner la juridiction à leurs sujets. Puis, après avoir informé Mgr de Laval et les autres intéressés du but de son voyage, il partit pour plaider sa cause à Paris.

Louis XIV confia l'examen de toute cette affaire à Mgr de Harlay, archevêque de Paris, et au R. P. Lachaise, son con

fesseur, et les chargea de lui soumettre un rapport. IE entendirent Mgr de Saint-Vallier et les prêtres du Séminaire | des Missions-Étrangères de Paris, qui offrirent, pour avoï|

la paix, de rappeler tous leurs messieurs du Canada. Mai cette proposition ne fut pas acceptée. Après plusieurs confé. rences, les commissaires présentèrent leur projet de règle ment, qui fut confirmé par le roi, le 11 de février 1692. Ce règlement avait dix-sept articles, presque tous favorablesi l’évêque de Québec. Il ne devait plus y avoir de cures unië au séminaire, plus d’expropriation de biens de la part de ecclésiastiques ; les curés de la campagne ne pourraient plus loger au séminaire sans la permission de l’évêque ; celui reprenait ses biens, sa bibliotaèque, etc., lout ce qu’il avai donné en 1685. Mgr de Saint-Vallier obtint plusieurs autre faveurs qu'il avait demandées, entre autres, des lettres patentes pour son Hôpital-Général ; et ce fut pendant son séjour à Paris, qu’il négocia avec le provincial des Récollet de Saint-Denis. l'achat du couvent de Notre-Dame de Anges.

Le dans s etunc françai à Tauo son tro le 15 d D'api avec le aujour s’il n’a de bris rompre pour un de Saint prédéces s'attira à btombeau

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Le prélat se mit joyeusement en route pour retourner

inait | Lire ea $ ù i né h à dans son diocèse, où il amenait avec lui quatorze Récollets is, cho x a ÿ et un certain nombre d’ecclésiastiques séculiers. La flotille : diocès ! À k à française, composée de dix vaisseaux, fut obligée de s’arrèter aires * F : à à Tadoussac. Mais Mgr de Saint-Vallier, pressé de revoir 5, à don À A ARS k son troupeau, prit une barque de pêcheur, et arriva à Québec, informé ! RTE le 15 du mois d’août.

voyage k Fe À j yes D'après les décisions données par la cour, l'union du clergé à Mer i avec le séminaire était anéantie. Il est bien difficile de dire à Mgr A ’ à ge aujourd’hui, si ce changement important était prématuré, et son Con | i s à ; s'il n'aurait pas mieux valu attendre encore longtemps, avant ort. : AREA : k P jt de briser ce qui avait été édifié avec tant de peine, avant de séminaire | À k ‘ à 4 rompre une union qui avait des avantages incontestables, ur avoir s AU :

pour une église desservie par des prêtres missionnaires. Mgr da. Mai | ; À à À LUS TA RTE k ide Saint-Vallier crut bien faire, mais il infligea à;son illustre 1rs Conf. k À SES A À da rtat prédécesseur une blessure qui ne fut jamais guérie, et il e règle ne NN ‘ L 4 a À 699 € bs'attira à lui-même des difficultés qui le suivirent jusqu’au 1692. C ; tombeau.

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Nous n’entrerons pas davantage dans la discussion de cet Luce administratif de l'évêque distingué dont nous racontons la vie ; mais nous croyons utile de mettre ici un précis historique de l'affaire des cures amovibles et inamovibles, et de Bparler aussi des divers règlements et difficultés au sujet des mdimes,

à A l’arrivée de Mgr de Laval à Québec, en 1659, les Jésuites, qui étaient à peu près les seuls pasteurs en Canada, lui reï irent toutes les missions françaises et se bornèrent aux Missions sauvages et au soin du collège. L'évêque forma peu à peu des paroisses, qu’il unit à son séminaire par son ordonnance du 26 mars 1663. Cette maison percevait toutes

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lcs dimes, et se chargeait de la subsistance des curés en santé comme en maladie. Le 26 avril 1669, le roi approuva com. plètement cet ordre de choses, et décida qu'aucun curé ne serait irrévocablement fixé dans les paroisses. On com. prend combien ce système était parfaitement adapté aux besoins et aux ressources de cet immense pays, et aussi com. bien il était encourageant pour les missionnaires qui, après avoir usé leur santé dans les fatigues d’un héroïque minis. tère, étaient sûrs de trouver un asile dans leur: maladie ou dans leur vieillesse. Cependant, en 1679, le roi rendit une ordonnance qui renversait tout ce système. « Nous ayant été rapporté, dit-il. que divers seigneurs et habitants de notre pays de la Nouvelle-France, désiraient avoir des curés fixes pour leur administrer le; sacrements, au lieu de prêtres el curés amovibles qu'ils avaient eus auparavant... les dimes.. appartiendront entièrement à chacun des curés dans l'étendue de la paroisse où il est et où & sera établi perpétuel, au lieu du prêtre amovible qui la desservait auparavant.» Pour & conformer, autant que possible, aux ordres du roi, Mgr de Laval fixa une quinzaine de curés et prépara ainsi les voies à un successeur qui voudrait se conformer à l'usage de France. En 1686, et 1692, nouvelles ordonnances du roi, pour que les curés soient nommés inamovibles. Mgr de Saint Vallier en fixa un petit nombre, pour contenter le ministre

M. de Pontchartrain, mais on ne voit pas qu’il fût en faveur

de ce système, encore impossible dans les circonstances où se trouvait l’église du Canada. Il força même à donner leur démission, quelques curés qui avaient été nommés inamovi bles par son prédécesseur.

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MGR DE SAINT-VALLIER 113 n santé Mgr Dosquet disait plus tard dans une lettre au ministre & a Com- «11 y a des ordres de la cour portant ….. de fixer toutes les uré ne cures; mais cela n’a pas eu de suite. Feu M. de Saint- 11 COM: Vallier fit venir des ordres contraires; il en a fixé lui-même, té aux et le peu qu’il a fixé, il l’a remis à son ancien état, à la mort si COM- du premier titulaire.» Les messieurs de Saint-Sulpice, qui ii, après desservaient un certain nombre de paroisses, ne voulurent > minis pas, eux non plus, établir des curés inamovibles, et ils ne adie où furent pas inquiétés, à ce sujet, par la cour de France. dit une RS D'après l'ordonnance de 1663, les dimes devaient se payer S ayant au treizième minot, et il n’y avait d’excepté que les produits

des manufactures, de la chasse et de la pêche. Les habitants, et surtout ceux de la Côte de Beaupré, se plaignirent au gouverneur et au roi, et sur les instances de Mgr de Laval et de l'Intendant, M. Tracy fixa les dimes au vingt-sixième, pour vingt ans seulement, et les rendit payables directement au curé, l’arrêt de 1663 restant en force pour ce qui concerait la matière de la dime. Le décret de 1679, déjà cité, fréglait que la dime appartiendrait en propre au curé qui l'aurait reçue. Si elle ne suffisait pas pour la subsistance du bbrètre, le conseil supérieur devait fixer un supplément à payer par les seigneurs et les habitants ; mais ce dernier article ne fut jamais exécuté. Plus tard, le roi donna, chaque année, huit mille livres sur son domaine d’occident, pour tenir la place de ce supplément, que l’on ne voulait pas payer. Sur cette somme, deux mille livres devaient être consacrées aux prêtres invalides, et douze cents pour la bâtisse des églises paroissiales. Les Récollets, à leur retour, en 1670, devinrent un sérieux obstacle au paiement de la dime, ét compliquèrent malheureusement des affaires déjà assez

de notre rés fixes rètres el dimes.….

’étendue au lieu Mgr de les voies sage de roi, pour e Saint inistre, n faveur M ances où

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embrouillées, en s’offrant pour desservir les paroisses, et se coutentant des aumônes qu'on voudrait leur faire. Ils firent les mêmes offres à l’évêque et ensuite à la cour. Mais on comprend quels inconvénients et quels dangers il y aurait eu pour ces religieux, de vivre ainsi isolés les uns des autres, et d’avilir leur ministère par une mendicité qui n’était pas à sa place. Mgr de Laval se contenta de leur assigner quelques

missions, où il fut souvent obligé de leur venir en aide.

En 1705, il y eut un célèbre procès au sujet de la dime. MM. Boullard, curé de Beauport, et Dufournel, curé de l’Ange-Gardien, eurent à comparaître devant le conseil supérieur, parce que, outre la dîime de grains, ils avaient exigé la dime de tout ce que la terre produit. Les curés se défendirent, en se basant sur l'arrêt de 1679. Le procureur général répondit que l'usage devait faire loi, et le conseil lui donna raison, en condamnant les deux curés. Ceux-ci en

appelèrent au roi, qui confirma le jugement du conseil supé.

rieur, le 12 juillet 1707. Les dimes furent pour toujours fixées au vingt-sixième et déclarées payables en grains seulement.

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