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fonder, à Trois-Rivières, un couvent qui servit, en même l'institu teinps, de maison d'éducation pour les filles de la ville, « de la Cre
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d'hôpital pour les malades. «Il offrait de payer six cent livres de rente annuelle pour fonder l'entretien de six litsi l'hôpital. De plus, il proposait de faire lui-même l’acquisition de la plus belle maison qu'il y eût aiors à Trois-Rivières Située au bord du grand fleuve et entourée de jardins, celte maison, bâtie pour servir de-ésidence au gouverneur, offrait l'aspect le plus agréable ; les jeunes élèves y pouvant joui de la vue du Saint-Laurent et du paysage charmant del rive opposée, tandis que la brise caressante y viendrai rafraîchir journellement le front douloureux des pauvre malades.» (a)
Les Ursulines acceptèrent de suite la fondation de ce cou. ; Me vent, et, le 10 octobre suivant, elles prenaient possession de be p leur nouvelle demeure, qui a fait, depuis son établissement, | direët la joie et l'honneur de la ville et de tout le district des Trois Leunes ge Rivières.
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(a) Les Ursulines de Québec.
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Vers le même temps, Mgr de Saint-Vallier approuvait la congrégation des Frères Charron, établie à Montréal en 1688, par Jean-François Charron, Pierre Le Bert et Jean Fredin. Le but de cette société était d’avoir soin des pauvres et des malades, et de former des maîtres pour ouvrir des écoles dans les paroisses. Charron, abandonné par ses deux amis, offrit sa fortune qui était considérable pour la fondation du nouvel établissement. Sa charité et sa piété lui acquirent la portec-
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, au moi tion du Séminaire de Saint-Sulpice, qui de suite lui donna Québec de un terrain, et lui obtint la protection du roi, qui approuva en même l'institut en 1694. Les « Frères hospitaliers de Saint-Joseph a ville, o MR de la Croix » ou «Frères Charron», au nombre de six, prirent six cenk J'habit, le 25 avril 1701 ; mais ils ne le garderent pas long- » six litsi temps, car, en 1705, M. de Pontchaïtrain leur défendit de quisition porter leur costume et de recevoir des novices. En 1717, les Rivières deux tiers des Frères étaient rentrés dans le monde et leur
communauté était réduite à trois. Le fondateur se rendit alors en France, pour y recruter un certain nombre de laïques et pour y obtenir des secours pécuniaires. Quelques Mbons sujets consentirent à venir avec lui en Canada, et le lrégent lui accorda un subside annuel de trois mille francs. k Étant informé, disent les lettres patentes (1718), que les jeunes garçons manquent d'instruction dans notre colonie du Canada, pendant que les jeunes filles en reçoivent par le ï oyen des Sœurs de la Congrégation établies dans la plus grande partie des cures de la campagne (a), nous autorisons les directeurs de l’Hôpital-Général à faire l'instruction des Deunes garçons, et, pour cet effet, voulons qu'ils fassent tenir
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À (a) Il y avait, à cette époque, dix maisons tenues par les Sœurs de la Congré- Ppation,
des écoles publiques dans le dit hôpital, et qu’ils puissent en. voyer des maîtres d'école dans toutes les paroisses du diocèse de Québec. » Comme on le voit, les Frères avaient abandonné alors le soin des malades, dont étaient déjà chargées les sœurs de l’'Hôtel-Dieu. Au moment où son œuvre semblait assurée pour toujours, le Frère Charron mourut (1719), sur un vais. seau, devant la Rochelle. Cependant les messieurs de Saint. Sulpice n’abandonnèrent pas l'institut qui venait de perdre son fondateur ; ils procurèrent aux Frères le moyen de s’éta.
blir dans les paroisses voisines de Montréal, où ils rendirent R
d'importants services. En 1723, Mgr de Saint-Vallier, leur donna une constitution fort étendue et leur permit de reprendre leur costume.
rentes pour le soutien de leurs écoles. (a) Cependant cetie vungrégation nc tarda pas à s’affaiblir, peu à peu, par le manque de sujets et aussi par les spéculations ruineuses du Frère Chrétien, qui avait succédé au Frère Charron. En 173], on retira aux Frères Hospitaliers la subvention du gouver. nement et, en 1745, ils disparurent tout-à-fait.
Il n’en fut pas ainsi de la maison fondée par la Sœur Bourgeois, à qui les épreuves ne manquèrent pas, sans doute, mais qui reçut aussi toutes les bénédictions du ciel Mgr de Saint - Vallier. on l’a vu déjà, avait confié aux Sœurs de la Congrégation l'établissement de la Providence, établie à Québec pour apprendre à travailler à des filles pauvres. Mais lorsque le séminaire fut forcé, faute de moyens, de discontinuer les secours qu'il leur donnait, elles
profitèrent de l’occasion pour abandonner cette œuvre, qui M
(«&) Archives de l’Archevéché de Québec.
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n'entrait pas assez dans les fonctions propres de leur institut.
Mais ce ne fut pas sans encourir, pour un moment, la disgrâce
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1 pensionnat et de les interdire elles-mêmes. Revenu à des
sentiments plus doux, il ne lança pas, cette fois, ses foudies toujours menaçantes, et permit aux sœurs, en 1695, de s'établir à Québec. à la basse-ville, où elles eurent une maison
D jusqu'en 1844, époque où leur établissement fut transféré à
Saint-Roch. L’évêèque eut, pendant longtemps, l'intention de
fondre l'institut des Sœurs de la Congrégation avec celui des
Ursulines, et il composa lui-même des règlements pour en venir à cette fusion ; mais après bien des observations de la part de la Sœur Bourgeois, et des correspondances avec M. Tronsen, il vint à abandonner ce projet, et travailla de toutes ses forces pour faire approuver, par la cour, les nouvelles règles qui avaient été adoptées par les sœurs et par l’'évèque
D lui-même. Il leur accorda plusieurs faveurs spirituelles et temporelles et ne négligea rien pour la multiplication de
leurs couvents dans les paroisses. C'’esi ainsi que, dans l’un de ses synodes, il fit adopter le passage suivant : «26. Nous croyons aussi très important de recommander
Laux curés des principales et plus grandes paroisses de ce diocèse, de travailler, autant qu'il leur sera possible, à con- Bvaincre les habitants de leurs paroisses, des grands avantages qu'ils recevront de l'établissement d’une maison des Sœurs Mic la Congrégation, pour l'instruction des personnes de leur fsexe. Nous déclarons que Nous sommes dans la disposition Jde fonder un revenu fixe pour le soutien et entretien de œdeux sœurs dans les paroisses, où les habitants auront le
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