‹ Les évêques de Québec [microforme] (volume 2)Chapitre 19 sur 132 · SRE MF TO DRR ER ARR RES RER · texte numérisé non relu

SRE MF TO DRR ER ARR RES RER

courage de leur bâtir une maison solide ; et ce, dans les quatre premières années après ce présent synode. »

Si Mgr de Saint-Vallier s’occupait des hôpitaux et des maisons d'éducation, il n'avait pas un moindre zèle pour l’évangélisation des âmes, et il ne cessa de travailler, pendant toute son administration, à multiplier et à diriger les missions, tant parmi les Français que parmi les Sauvages. En 1690,i chargea les Jésuites de toutes les missions des Illinois, des Miamis, des Sioux et autres du pays des Outaouacs. Aux Récollets, il donna les missions de l’Ile-Royale. Le 4 mai 1698, il écrivit aux directeurs du Séminaire de Québec, pour leur confier coutes les missions de l’Acaüje, « : "ordant À ceux qui seront envoyés par le dit séminaire pour faire les fonctions dans les dites missions, les privilèges à Lui accordés par le Saint-Siège. » Il déclarait que le supérieur de ces missions, nommé par le séminaire, serait son grand vicaire et le supérieur général de toutes les missions de l’Acadie.

Le ler mai de la même année, les messieurs du séminaire avaient aussi été chargés d'envoyer des missionnaires pour évangéliser les Tamarois, nation habitant la rive gauche du

Mississipi, entre la rivière des Illinois et l'Ohio, et aoisinant $

les tribus des Illinois et des Argansas. Le 16 juillet suivant. M. de Montigny partit en qualité de supérieur, accomr de MM. Davion et Saint-Cosme ; l’année suivante, on et MM. Bergier, Bouteville et Saint-Cosme le jeune, avec troi frères donnés et deux forgerons. Le séminaire consacr?. di mille huit cents livres à cette mission. Les Jésuites se plaigni

rent en France et au Canada, de ce que le séminaire se serait à

emparé d’une mission fondée par eux aepuis plusieurs années et le Père Lachaise en parla au roi. Mgr de Saint-Vallit

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décida en faveur du séminaire ; et, plus tard, il nomma trois grands vicaires pour les pays d'en haut : MM. de la Colombière, de Montigny et Bergier, révoquant tous les pouvoirs donnés aux supérieurs religieux qui pouvaient se trouver daus ces missions. L’évêque soutint que les prétentions des Jésuites étaient inadmissibles, puisque les missions du séminaire ne nuisaient en rien aux leurs, et que le poste le plus rapproché des Pères était à quatre-vingt-dix lieues de l'établissement du séminaire. La cour eut à s'occuper de cesdifficultés ; les évêques d’Auch, de Meaux et de Chartres firent un rapport, et, en dernier lieu, les Tamarois restèrent aux messieurs qui en avaient été chargés par l’évêque de Québec. Deux prêtres canadiens, MM. Foucault et Saint- Cosme y périrent victimes de leur zèle et furent tués par les Sauvages. Quand les difficultés avec les Jésuites eurent été réglées par la cour, Mgr de Saint-Vallier rendit au supérieur ses pouvoirs de vicaire général, pour le territoire desservi par ses religieux. On sait qu’en 1763, M. François Forget Duverger, qui était gardien de la mission, vendit tout l'établissement à un négociant, nommé Lagrange. Il craignait que les Anglais ne s’'emparassent de ces biens; et, quoiqu'il ne fût qu'administrateur et nullement autorisé à aliéner les propriétés, il vendit à vil prix, et fit perdre au séminaire des terrains dont la valeur serait énorme aujourd’hui.

Voici ce que dit M. de Latour des missionnaires formés par le Séminaire de Québec :

« Le séminaire ne s’est pas borné à former de bons prêtres pour la colonie, on y travaiile encore à y former des missionnaires pour les Sauvages, ce qu’on a exécuté depuis avec succès chez plusieurs nations, entre autres dans celles des

Abénaquis dans lAcadie, des Tamarois et des Illinois lelong & du Mississipi, où l’on entretient toujours plusieurs mission. | naires, conformément à une clause du testament de M. de Laval. J'ai vu partir, de mon temps, les sieurs Gaston et | Courrier, deux jeunes hommes pleins de ferveur et d’une très grande espérance, dont l’un fut massacré par les Sauvages, l’autre y vit comme un saint, jusqu’à y faire des choses qu’on Mgr de S4 a regardées corime des miracles. J'ai vu à Québec le sieur & Heu le Riche, qui, après avoir élé longtemps chez les Abénaquis, et re ensuite curé à la campagne, est mort chanoine de la cathé.

drale, plein de mérite, et le sieur Thaumur de la Source, R Lé bat qui, après plusieurs années de séjour chez les Tamaroïs, est mort à Québec, dans une si grande réputation de saialeté, que tout le peuple à ses obsèques allait faire toucher des

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reliques. J’ai cru devoir en passant rerdre cette justice à la nombre:

piété de ces dignes ouvriers. »

Les difficultés qu’eut Mgr de Saint. Vallier avec les Jésuites, au sujet de la mission des Tamarois, fut l’une des raisons, mais non la principale, qui lui firent entreprendre un autre voyage à travers l'océan. Il avait surtout à assurer, comme

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l'on a vu plus haut, l'existence de son Hôpital-Général, et à difficulté obtenir des lettres patentes pour le couvent des Trois-Rivières, curés, d et l’union canonique des abbayes de Maubec, de Lestrées, e D enquête « de Bénevent, à l'évêché, au chapitre .et au Séminaire de rendait ti Québec. Cette fois, il confia l’administration de son diocèse | l'abbé de à MM. des Maizerets et Glandelet, les mêmes qu’il avait chanoine interdits quelques années auparavant, mais qui depuis étaient À dépendai rentrés dans les bonnes grâces de leur évêque. Le prélat de Lestré

quitta Québec le 13 octobre 1700. A en Franc

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