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écrivait « qu'un évêque doit mourir les armes à la main. » (a) De son côté, il avait demandé un coadjuteur, mais c'était un successeur qu'on voulait lui donner, et on parlait de M. Joseph Seré de la Colombière, comme devant être évèque de Québec. Il avait été recommandé déjà par Mgr de Laval.
« M. de Saint-Vallier, dit l'abbé Faillon, aliéna si fort tous
| les esprits en Canada et en France, par l’usage qu’il fit de
son autorité, qu’il perdit insensiblement toute créance à la
: cour, même dans les choses où son bon droit semblait être : incontestable. » Le pauvre évêque était devenu tellement
impopulaire, qu'il lui suffisait de plaider une cause pour qu’elle füt perdue d'avance. Il en était lui-même convaincu, car désirant faire approuver les règles des Sœurs de la Congrégation de Notre Dame, il demandait à M. de la Colombière d'en écrire lui-même au ministre ; « mais, ajoutait-il, il ne faut pas que vous parliez du tout de moi dans la lettre, »
Voici comment l’auteur de l'Histoire de l’Hôpital-Général raconte les derniers combats que l’évêque de Québec eut à livrer, pour obtenir la permission de retourner dans son église. « Monseigneur, ignorant ou feignant d'ignorer l'intrigue tramée contre lui, était résolu de se rendre à la Rochelle, afin de s’embarquer dans le premier vaisseau qui devait faire voile pour le Canada. Avant de quitter Paris, il voulut prendre congé du ministre : celui-ci saisit adroitement l'occasion pour représenter à l’évèque ie danger qu’il allait courir en se risquant sur de petits navires marchands, ajoutant que l’on devait, l’année suivante, armer un vaisseau
(a) Lettre de M. Leschassier.—Voir Faillon. “ Histoire de la Sœur Bourgeois. ??