‹ Les évêques de Québec [microforme] (volume 2)Chapitre 30 sur 132 · FRE · texte numérisé non relu

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le chapitre, et la démission du chapitre n'ayant été ni ne pouvant être révoquée, il était en droit de l’accepter, et de faire l’union dans les formes, ou de séparer totalement la cure, comme aurait pu faire M. de Laval, puisque tout était entier par rapport à lui. Le chapitre n'ayant plus aucun droit depuis sa démission, et le séminaire n’en ayant encore aucun à cause de la nullité de l'union, le chapitre ne fit aucune démarche. dJ’en étais alors doyen, et j'avais été nommé curé par le séminaire, et le prélat m'offrait son titre ; mais le séminaire, pour ne pas risquer son droit, ne voulait pas que je l’acceptasse, et prétendait que je ne fisse valoir que le sien. Je ne voulus pas le bénéfice, et la démission de son évêché, que fit bientôt après M. Dosquet. termina le différend. Son successeur ne fit aucune difficulté, et M. Plante, nouveau pourvu, prit possesion sans obstacles. C’est depuis sa mort que le procès entre le chapitre et le séminaire a été renouvelé et se poursuit au conseil. »

A la fin de l’année 1730, Mgr Dosquet annonça par un mandement, à ses diocésains, qu’il allait faire lui-même ja visite pastorale de son diocèse : « La charité de Jésus-Christ, disait-il, dont nous souhaitons ardemment d’embraser vos cœurs, nous fait entreprendre avec joie les travaux pénibles de la visite, dans la saison la plus rigoureuse, pour hâter les trésors infinis de toutes sortes de grâces qui vont se répandre sur vous. Le ciel se déclare déjà en votre faveur ; de zélés missionnaires de Montréal dont la vertu est connue dans tout le pays, ont prévenu nos pas, avec notre approbation, pour travail'er à convertir les pécheurs et leur annoncer la paix.» L’évêque se rendit jusqu’à Ville-Marie, où il retourna encore l’année suivante. Il ne se contenta pas de charger M. de Latour de la visite dès communautés religeuses, mais

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il s'en occupa lui-même avec le plus grand zèle, pendant toute son administration, et leur adressa plusieurs lettres pastorales. remarquables par une connaissance approfondie de la vie monastique. C’est même par le soin qu'il prit des épouses du Christ, et par les sages règlements qu'il leur donna, que son épiscopat paraît avoir été le plus utile à l'église de Québec. Aussi quand M. Plessis, dans l’oraison funèbre de Mgr Briand, porte, en passant, un jugement sur tous les prédécesseurs de ce grand évêque, il dit : « Vous verrez.…....en M. Dosquet un évêque vigilant, singulièrement attaché à la conduite des monastères. »

Certaines communautés trouvèrent, il est vrai, son gouvernement trop absolu, surtout s’il faut en croire les lettres que M. de Beauharnoïs et M. Hocquart écrivaient au ministre du roi de France. L'abbé Faillon dit que « s’il était vrai que les communautés de filles eussent porté de lui ce jugement, il semble qu’il ne faudrait pas mettre de ce nombre celle de la Congrégation, quoique pourtant M. Dosquet y eût changé quelques usages établis par la sœur Bourgeois. Du moins, ce prélat ne cessa de donner des marques de son dévouement pour les sœurs de cette communauté. » (a)

(a) Voici ce que nous trouvons sur Mgr Dosquet dans les lettres de la mère Sainte-Hélène : ‘‘ Nous avons un nouveau prélat qui ne fait rien par lui-même, il a un grand-vicaire de 28 ans, à qui il renvoie tout le détail du diocèse ; quelque bien intentionnés qu'ils soient, comme ils ne font que d’arriver, qu’il n’y a qu’un an qu’ils sont en Canada, et qu’ils ne s’informent point des usages anciens, mais prétendent établir des règlements beaucoup plus sages que tout ce qui les a précédés, nous nous trouvons si désorientées que nous ne savons où nous en sommes, ?” Il faut avouer que ce tableau n’est guère flatteur pour l’évêque et son vicaire général. Mais cette lettre est de 1730. La bonne supérieure sut, sans doute, mieux apprécier plus tard le gouvernement de MgrgDosquet.

MM. Beauharnois et Hocquart firent d’autres plaintes à la cour contre l’évêque de Samos. Ils lui reprochaiïent à'avoir nommé, sans leur participation, un supérieur à l'Hôpital. Général de Montréal, et surtout d’avoir renouvelé les ordonnances de ses prédécesseurs au sujet de la vente des boissons enivrantes aux Sauvages. Mgr Dosquet, voyant en eifet que

l’on avait repris ce trafic infâme, écrivit un mandement pour % sn tâcher de l'arrêter, s’il était encore possible. « Nous ne pou- it vons assez déplorer, disait l'évêque, l’aveuglement des épo peuples qui, malgré les défenses tant de fois réitérées qui leur de ont été faites de fournir aux Sauvages les liqueurs qui servent à les enivrer, continuent néanmoins toujours cet Lui indigne commerce ; les peines spirituelles et temporelles était d dont les rois et les évêques les ont menacés, auraient dû E hhitièi leur faire sentir la grièveté de ce crime et en arrêter le cours. minist et nous voyons que ce torrent d'iniquité grossit de jour en Québe. jour et coule avec plus de rapidité que jamais.» Après avoir roi, un 4 félicité les membres du clergé sur leur zèle à seconder sur | quien, ce point les efforts des évêques, le coadjuteur en vient an | gnatior dispositif du n.andement : « A ces causes, nots défendons à évêque tous les confesseurs de ce diocèse d’absoudre ceux qui direc- ration. tement ou indirectement contribueront à enivrer les Sau- possess vages..….…. Nous nous réservons à Nous seul le pouvoir Dans d’absoudre de ce crime. » (26 novembre 1730.) É avecle Mais bien loin de:soutenir lautorité religieuse, le gou- vrantes verneur et l’intendant écrivirent à la cour contre l’évêque, à M de et celui-ci, se voyant gêné dans l'exercice de ses fonctions D circulai épiscopales, prit le parti de passer en France, en 1732, pour | deleur

aller exposer sa situation. D Jl'eande

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