‹ Les évêques de Québec [microforme] (volume 2)Chapitre 39 sur 132 · SA · texte numérisé non relu

SA

MGR DE PONTBFRIAND

son tour ; il suppléait aux absents, il aidait à tous. Chaque jour, il faisait régulièrement sa visite à nos pauvres malades. » « Il passait au milieu des souffles de la mort qu’exhalaient de toutes parts ces hommes pestiférés, pour écouter les pénitents, consoler les affligés, donner les onctions saintes ou le pain de vie aux mourants, et procurer la sépulture aux morts. » (a)

Le nombre des catholiques décédés à l’'Hôpital-Général s'éleva, en 1757, à quatre certs, et, en 1758, à trois cents, dont la plupart étaient des soldats et des matelots.

La famine qui avait commencé à se faire sentir les années précédentes, devenait de plus en plus alarmante et ajoutait aux angoisses de Mgr de Pontbriand. Bientôt il fallut réduire les habitants de Québec à quatre onces de pain par jour, et l'évêque fut le ,remier à souffrir, comme le premier à exhorter les autres à la résignation. Ajoutons à ces malheurs celui de la guerre avec ses inquiétudes et ses alarmes, avec ses morts et ses blessés ; ajoutons encore la conduite ignoble de l'intendant Bigot et les exactions éhontées de ses compagnons de vol et de débauche ; et l’on aura une idée de ce que la colonie avait à endurer, et de ce qu’il fallait de sagesse et de vertus au chef de l’église de Québec pour pourvoir à tous les besoins, pour consoler toutes Les infortunes et pour empêcher toutes les révolles.

(a) Orai on funèbre de Mgr de Pontbriand.

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