‹ Les évêques de Québec [microforme] (volume 2)Chapitre 73 sur 132 · NES RES · texte numérisé non relu

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La ligue des fonctionnaires n’était cependant ni détruite ni disperste, et ce fut en partie sur ses représentations, que sir Georges Prevost fut rappelé en Angleterre. [Il en résulta un certain mécontentement politique dans le Canada, et une vague inquiétude touchant les projets des chefs de la bureaucratie s'empara de l'esprit du peuple et même d’une partie du clergé. Sir John Coape Sherbrooke, qui venait d’être nommé gouverneur, reçui de Lord Bathurst l'instruction de travailler à concilier les catholiques. « L’on est disposé, écrivait le ministre, à favoriser les désirs et les intérêts de ces derniers... si vous pouvez arriver à une bonne entente avec leur église. »

Pour obteuir ce résultat, le nouveau gouverneur proposa d’appeler l’évêque catholique au Conseil législatif et de favoriser l’institulion de vicaires apostoliques dans le Haut. Canada, la Nouvelle-Écosse et l'Ile du Prince-Édouard. Ces deux propositions furent approuvées à la cour, et, par un mandamus du 30 avril 1817, Mgr Plessis fut nommé conseiller législatif, Dans cet instrument, il était officiellement reconnu, par le prince régent, comme évêque catholique romain de Québec.

Pendant le reste de sa vie, l’évêque de Québec siégea régulièrement à la Chambre où il venait d’être appelé, afin d'y prendre les intérêts de la religion. Quoique placé avec la minorité, dont les principaux membres se laissaient guider sur les matières ecclésiastiques par le docteur Mountain, Mgr Plessis ne manquait jamais de revendiquer avec fermeté les droits des Canadiens catholiques, lorsque quelque voix ennemie s'élevait pour attaquer leurs inslilutions ou leurs droits.

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En 1821, il se prononça fortement contre une décision de ses collègues, en vertu de laquelle la branche populaire de la législature se trouvait privée d’une partie de ses privilèges, dans le vote de la liste civile. Il résista avec lant de courage, en 1824, à quelques empiètements proposés par le parti ultra-anglican, qu’il fit rejeter des propositions offensantes pour les catholiques ; sa victoire fut complète, et l’évêque anglican laissa la salle, en protestant contre le peu de dé-

vouement des conseillers à la religion de leur auguste souverain.

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