Z LES ÉVÊQUES ET ARCHEVÊQUES DE PARIS
Rien ne désignait Marcel à la haute position qu'il obtint ; ce fut un ftls de lui-même, de sa vertu, de son savoir. Selon la Légende des Saints nouveaux, imprimée en 1477, Marcel régna en lumière de castitéj en fertilité de jeûnes^ et dès sa jeunesse son âme oublia la vie corporelle.
Ce fut la religion qui le glorifia, jusqu'à ce qu'il la glorifiât à son tour.
La gravité de ses mœurs et ses progrès dans les lettres le rendirent extrêmement cher à Prudence, qui, malgré son jeune âge, le nomma lecteur de la basilique, et plus tard l'ordonna prêtre.
Se défiant de lui-même , humble et modeste , il n'accepta la dignité d'évêque de Paris qu'en tremblant.
Et cependant Marcel était déjà célèbre par ses miracles. Quand il n'était encore que sous-diacre, tirant de ïeau à la rivière, raconte Fortunat qui écrivit sa vie à la demande de saint Germain, cette eau fut muée en saveur de vin, et l'évêque et tout le peuple s'en servirent pour la communion.
On se racontait aussi un autre fameux miracle de Marcel. Il y avait, dit le légendaire , une matrone, noble de génération, mais vile et crimineuse de vie et d'opérations. Elle avait été enterrée avec grande pompe, mais après sa mort un moult grand dragon et serpent venait d'un bois voisin dévorer le cadavre dans son cercueil. Les populations étaient terrifiées, et, dit naïvement la légende, plusieurs en mouroient. Saint