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CHAPITRE VII

Gdzlin, quarante-neuvième ét'èque de Paris. — Comment Paris fut assiégé et défendu par Gozlin. — Du rôle qu'il a joué en France.

Gozlin fut le Charlemagiie de cette puissante dynastie épiscopale dont saint Denis avait été le Clovis. Il est le chef moral et politique de cette seconde race. Il fut le roi de Paris plus et mieux que Charles le Chauve et Louis le Bègue ne furent les rois de France ; bien plus, sous Gozlin il n'y eut pas d'autres rois de France que Gozlin ; d'autre comte (Cornes) qu'Eudes , son leude et son lieutenant.

En quelque temps qu'il eût vécu, au quatrième, au quinzième, au dix-huitième siècle, cet évêque eût été un grand homme ; il fut à son siècle quelque chose de plus, un grand citoyen et un grand chrétien.

C'est dans notre histoire, qui en compte beaucoup, une grande figure et une vaillante épée.

Gozlin était de race royale, fils du comte d'Anjou,

disent les uns, iils de l'empereur Louis le Débonnaire, selon les autres.

Entré de bonne heure dans le clergé, il prit trèsjeune encore l'habit de bénédictin, et sa science le distingua si vite parmi ces savants légendaires et ces patients travailleurs , qu'il devint au bout de peu de temps abbé de Saint-Maur-sur-Loire, puis de Saint- Amand au diocèse de Tournai ; enfin abbé de Saint- Germain-des-Prés, à Paris.

Il devait plus tard porter la crosse et la mitre abbatiale de Saint-Denis. L'abbé de Saint-Germaindes-Prés était d'ailleurs un des grands dignitaires de l'église de Paris, et son abbaye, fameuse par ses moines et illustre par ses précieuses reliques.

Dès cette époque, tandis que Gozlin était chancelier intérimaire du royaume , en remplacement de son frère Louis, les Normands firent sur les bords de la Seine, une incursion dans laquelle il tomba en leur pouvoir. Il vécut plusieurs années leur prisonnier ; aussi connaissait-il bien ces fougueux pirates, quand il eut à se mesurer avec eux. Sa vie alors était sans cesse exposée, et il fallut la santé de fer unie à la force morale dont il était doué, pour résister aux mauvais traitements de tout genre qu'on ne lui épargna pas. L'abbé-chancelier étudia ses ennemis futurs, leurs mœurs, leur langage, leurs armes ; il mettait à profit le temps de la captivité, en attendant l'heure de la délivrance.

Elle se présenta sous la forme d'une somme d'argent

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