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LE MAITRE AFFAME

Le Peuple disait : « De ma gloire, Vaste comme le firmament, J'ai, dans le marbre de l'histoire,.

Taillé l'immortel monument.

Un siècle impitoj'able et juste, Sombre vengeur de mes vieux droits, A serré sur mon sein robuste L'aerafe du manteau des rois.

0 groupe sévère des sages !

Mon nom, que précède un éclair, Éclate plus haut dans vos pages Qu'un coup de tonnerre dans l'air!

Les nimbes de l'apothéose Gardent l'empreinte de mon pas; Je façonne l'avenir; j'ose Ce que les Césars n'osaient pas...

J'écoutais, l'oreille ravie.

Mais je vis le Peuple, hagard.

N'ayant plus qu'un souffle de vie, Pâlir, trembler comme un vieillard.

Et je lui criai : « Roi suprême!

0 Peuple, ô maître, ô souverain !

Sous le poids de ton diadème Pourquoi chancelles-tu ?

— J'ai faim ! »

Prison de Tours, août 1872,

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