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LES BOTTINES

Sous les larges robes froissées

Qui pendent, mêlant leurs plis longs,

Les deux bottines, délacées,

Se dressent sur leurs fins talons.

Dans le frisson des mousselines Glissant du lit sur le parquet, Elles se dressent, les bottines, Avec un petit air coquet.

Déjà dans la tige élancée.

Autour de l'ourlet indiscret, La cheville semble pressée, Un bout de la jambe apparaît;

Et pour peu qu'on lâche la bride Au songe rose et défendu, On croit voir le mollet splendide, Tout rond dans lo Itas bien tendu.

Mil

A LKCTUUE

Toute soiilu dans suii gruiid lit, Fraîche comme une fleur éclose Aux baisers d'avril, elle lit Un joli petit livre rose.

Détail cixjiK'l, cliai'iiiiiiil et iou : La pose qu'elle prend iioiir lire Lui fait un pli gras dans le cou, Un de ces plis qui seaiijlent rire.

De tem[)S en temps, le Iront [lenché Vers rabat-Jour bleu de la lampe, Elle cherelie le sens caché Dans les caprices d'une estanipei

Le coussin se creuse, tout rond, Derrière son épaule nue, Et met autour de son beau front Une transparence de nue.

Or, pendant que son duigt léger.

Effleurant le fermoir de cuivre, Fait l'un sur l'autre voltiger Les feuillets du tout petit livre.

On devine sous les draps blancs, IN'id des voluptés ignorées, Le gonflement sacré des flancs, Le frisson des cuisses serrées.

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