LE CORSET DE PEAU
Les yeux noyés d'ombre, un peu lasse, Des plaisirs de la nuit, le front Encore tout pâle, elle lace Le corset fin sur son dos rond.
L'aube avec des lueurs de forge Glisse h travers les rideaux blancs, Dorant les ampleurs de la gorge VA le vague contour des flancs.
Ltui charmant, mode discrète, Le corset souple, rose, clair, Avec des parentés de bète Envahit lentement la chair.
Les lacets, luonlant vers la hanche, Le long des bordures de crins.
Laissent voir des coins de peau blanche Dans l'emprisonnement des reins.
La gorge éblouissante, haute, S'arroudissant, se soulevant.
Au bord de l'échancrure saute Comme une vague sous le vent.
La pression gontle, dessine.
Fait el'tleurer par l'œil subtil Les duretés de la poitrine.
Les plis pudiques du noml)ril;
Et le corset plein de souplesse Semble, sous le lacet qui pend.
L'écaillé d'or d'une déesse Qui serait à moitié serpent.