LE BON HIVER
L'hiver est doux, lu clarté pure Envahit les oieux peu changeants :
Merci, bonne mère Nature, Au nom des bêtes et des eens!
Les pauvres qui n'ont que des bardes Pour se couvrir, quand vient l'hiver, Ne seront pas, dans les mansardes.
Forcés de trouver le bois cher.
Les gentils oiselets qu'assiège Le froid, hostile aux nids futurs, Pourront, sans redouter la neige, Battre de l'aile au creux des murs.
Les poètes, malgré Décembre, Feront tinter les rimes d'or, Comme s'ils avaient dans lear chambre Un blond ravon de Messidor.
Les larves, sans être étouffées, Attendront sous les durs sillons (Ju'avec la baguette des fées Avril les change en papillons.
Les enfants qui vont à l'école Tous les jours, par les grands chemins. Chanteront mieux leur chanson folio Et n'auront plus tant froid aux mains.
Puis, Noël, se mettant en route, Viendra, bonhomme un peu cassé, Et leur apportera sans doute Plus de joujoux que l'an passé.
bcrcmbro 1880.