La Ciiliqiie scienlifique, p
mentaux de l'hérédité et de l'influence des milieux intellectuels et physiques.
11 dit, après une série d'exemples trop généraux : « C'est commettre une grave erreur que de croire à l'existence de traits intellectuels stables et universels dans les peuples qui, de tous temps, ont été composites et changeants. » Quoiqu'il soit discernable, que la vie cosmopolite uniformise de plus en plus les nations européennes, il n'en est pas moins vrai que l'observateur n'a nulle peine à distinguer, l'étrangeté des idiomes écartée, à ses seuls gestes, à ses seuls extérieurs, l'Anglais du Français, et d'entre les Anglais même, l'Écossais de l'Irlandais et l'Irlandais du Londonien. Pour peu qu'on ait quelque peu voyagé, on sera surpris tout au contraire, de rencontrer à Genève comme à Florence, comme à Heidelberg, comme partout, les mêmes Anglais au teint congestionné, vêtus de flanelle blanche, jouant au lawn-tmnis, buvant leur clarel-cub; les mêmes Français nerveux ^t plaisantins, lisant le Figaro et plus occupés que <l'autres, de l'éternel féminin; les mêmes Allemands grandement charpentés, tout enraidis dans leurs vêtements moulants, persévérants à des besognes de fourmis sans révolte de leur nature patiente. Ce sont là de si banales observations qu'llennequin lui-même n'a pu s'empêcher de les formuler ailleurs (1) disant: « Après une injustice de l'autorité, un Français, un Italien s'insurge, — un Allemand, un Anglais reste