‹ Les Évolutions de la critique françaiseChapitre 106 sur 129 · M Critique scientifique, p. 2r · texte numérisé non relu

M Critique scientifique, p. 2r

'^. Les Écricains francisés, p. Sol et 04. 4. La Revue conlemiioraiue. tome Ul, p. 147.

sition de sa méthode. Je trouve dans ce simple fait, comme l'indication d'un esprit sérieux, absolument maître de lui qui se défendait des errances du dilettantisme et des fantaisies du sentiment. En effet, si ses analyses psychologiques sont d'une précision fatigante, tout en étant parfois contestables, — bien au contraire, ses analyses esthétiques restent incomparables. Il faut lire les pages spéciales où il expose les procédés techniques de Tolstoï. Il jugeait les livres si vraiment en esthéticien curieux surtout de procédés, et si peu en psychologe curieux seulement de sentiments que, peu à peu, il a cessé d'utiliser les citations, puisque une citation avoue une nuance de pensée, mais ne saurait, isolée, prouver l'ordinaire usage d'un mode de travail, et comme les multiplier dépasserait les mesures d'une étude, — le mieux est donc de les supprimer. De là, ces essais sur Dickens, surDostoïewski, sur Tolstoï où je crois, que pas une phrase n'est rapportée. Indifférent aux questions morales du fait de ses doctrines personnelles (1); indifférent à la passionnante découverte des pensées d'autrui, des sentiments d'autrui, du fait de sa nature purement réservée, — Hennequin portait toute la merveilleuse pénétration de son analyse à comparer, à définir des agrégats de phrases, des procédés de démonstration, — comme

1. 11 dit : « Le fait seul de proclamer une morale, d'en révéler une que l'on ne couuaisse pas da date immémoriale, équivaut à exprimer sur la vie des idées errouées, partielles, nuisibles. » (Les Ecrivains francisés, p. 40 et.243.)

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