‹ Les Évolutions de la critique françaiseChapitre 107 sur 129 · MILE HKNXKOriN. .'U.J · texte numérisé non relu

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tonte la sensibilité de sa nature à rendre en phrases bizarres mais inoubliables l'exacte impression de ses lectures. En pratique, il étudiait les œuvres en tant qu'œuvres artistiques bien plus qu'en tant que signes psychologiques, — en cela, il fut bien l'esthéticien que nous avons dit.

Reste à constater, à prouver ce que nous avons avancé sur l'homme. iMais il convient d'ajouter que, pour simplifier des discussions déjà trop subtiles, nous avons accordé aux sciences expérimentales une vérité objective qu'elles sont loin de posséder en essence. En général, on admet que seules les mathématiques ou sciences des- grandeurs donnent des résultats tenus comme certains (M. Badoureau, les Scie7ices expérimentales, p. 19); mais en réalité, ainsi que l'a remarqué M. Léon Cohn, les mathématiques sont encore subjectives comme toutes les sciences et, par conséquent, les résultats ne peuvent être l'objet que d'une probabilité tellement voisine de l'unité qu'on a presque le droit de la confondre avec la certitude. M. Cohn donne l'exemple suivant: « Dans le langage ordinaire, on dit d'une assertion <iui paraît certaine : « C'est aussi sur que deux et deux font quatre.» Cependant, celte phrase ellemême pourrait être contestée, si l'on admettait que tous les hommes qui ont fait des mathématiques étaient atteints de folie, ce qui nous paraîtrait aller bien loin dans la voie du doute. » Quoiqu'il en soit, cette mise en question de la certitude, ou mieux de l'objectivité des sciences exactes, loin d'infirmer nos

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précédentes discussions prouve a fortiori, la subjectivité essentielle des connaissances de l'inlelligence et de l'imagination.

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