‹ Les Évolutions de la critique françaiseChapitre 111 sur 129 · Les Écricains francisés, p · texte numérisé non relu

Les Écricains francisés, p

KMILE HKNNEQUIN. 35Î

laissait: « comme la condition essentielle de la durée prospère de l'espèce. » Enfin, il proclamait la progression continue dans révolution de la conscience humaine, ayant foi en l'avenir, disant: « Certains signes permettent de croire que si les poètes sont en divergence avec la société affairée qui les tolère, et possèdent une organisation cérébrale merveilleusement apte à les faire souffrir, c'est qu'ils sont les types avant-coureurs déplacés et admirables d'une humanité future, » Sans discuter oiseusement des problèmes d'une importance primordiale, il convient de marquer qu'Hennequin et ceux de son cénacle, opposent au sceptici-sme suprêmement princier de M. Renan, aux désespérantes interrogations de M. Bourget la vision magnifique de la lointaine, de langoissée, de la dolente humanité marchant au travers des âges, vers les buts invisibles où la conduit sûrement l'inquiétude de sa pensée, — cette inquiétude toujours souffrante qui agitait déjà, au temps des premiers soleils, « les grandes feuillées de vert et d'or (1).» Gomme les Russes: Tolstoï, Dosloïewski ; comme les Anglais: Shelley, Elisabeth Browning; comme les Français: Michelet, Victor Hugo, ils attendent le lever de la troisième aube de l'humanité.

En résumé, Ilennequin fut une intelligence âpremenl désireuse de vérités scientifiques, ainsi que le montre son style hérissé de mots techniques et de

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