‹ Les Évolutions de la critique françaiseChapitre 27 sur 129 · Les Contemporains, tome III. p · texte numérisé non relu

Les Contemporains, tome III. p

M. ji:m:s i.i:m aitri:. . 81

■ judice et sans mémo qu'on s'en aperçût. »

M. Lemaitre « a beau entrer autant qu'il peut dans

« la pensée de Técrivain; il a peine parfois à aller

« au delà du sentiment de ceux qui trouvent le style

<v de Renée Mauperin très curieux, et il a peur que

«l'œuvre des de Concourt ne soit qu'une brillante

« erreur littéraire, une méprise, fort distinguée

« d'ailleurs, sur les limites nécessaires où doit s'ar-

« réter Teiïort des mots, sur la nature et la portée

" de leur puissance expressive (1)... » Je m'arrête,

sachant bien que la plupart du temps, ces oublis

d'ailleurs fort nombreux, sont suivis d'innombrables

restrictions. Mais tels qu'ils sont, — c'est-à-dire

énoncés à peine — ils n'en sont pas moins des

sifjues prouvant manifestement la coexistence de

deux éléments antithétiques, dont Tun, l'élément

moderniste, parce qu'il parait être la nature

même de M. Lemaitre, ainsi que nous le prouverons,

a presque atrophié l'autre, Télément classique qu'il

.lient de cette éducation normalienne, qui, mieux

(lu'aucune autre sait, discipliner l'esprit et enseigner

la sévérité des jugements.

Mais ici cette question se pose bien naturellement : Pourquoi M. Lemaitre regrette-t-il son éducation universitaire?

Serait-ce qu'il comprend qu'il lui doit d'être parfois pédant et guindé ? Relisez, sur ce point, la conclusion de l'essai consacré à ^L Iluysmans. Gomme

Page 1