‹ Les Évolutions de la critique françaiseChapitre 28 sur 129 · I. Les Confemporains, tome IH, p · texte numérisé non relu

I. Les Confemporains, tome IH, p

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il prouve doctoralement les fautes de syntaxe et de conjugaison de l'auteur d' A Rebours : « Je crois, « ajoute-t-il, que l'ignorance de beaucoup de jeunes « écrivains est une des causes de leur originalité. « Un lettré, un mandarin, a beaucoup de peine à « être original. Il lui semble que tout a été dil.Mais « ces nouveaux venus ont fait de très médiocres « humanités ; il leur semble à eux que rien n'a été « dit. Ce sont des sauvages. » M. Lemaitre nous assure qu'il parle sans raillerie; je le crois, mais je crois qu'il se considère un peu comme le lettré, comme le mandarin, qui a beaucoup de peine à être original et qui l'est pourtant.

Serait-ce encore qu'il regrette d'ignorer bien des genres de beauté,quelle que soit son application. Car, parmi les tout grands, Corneilleet les éclats de cuivre de sa bravoure guerrière, Victor Hugo et ses éi)opées de mystère paraissent lui échapper. N'a-t-il pas avoué « étant modeste et sincère, qu'il était cliarmé que des esprits délicats, rêvent, corrigent et perfectionnent Skakespeare à son usage, car il admet très bien qu'on perfectionne Shakespeare (1). » Et parmi les modernes, regretterait- il encore de ne pouvoir suffisamment priser l'écriture artiste des de Concourt, le maniérisme de M. Souiary, l'esprit de M. Wolf et, peut-être encore. — mais c'est à peine si j'ose le penser — la distinction de Scribe et — comment dirais-je ? — le talent de M. Ohuet ?

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