‹ Les Évolutions de la critique françaiseChapitre 34 sur 129 · Le Théâlre de Dancoiiil · texte numérisé non relu

Le Théâlre de Dancoiiil

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nés, (les pages entièrement charmantes. C'est ainsi (ju'il paraît encore en ces dernières années, prendre un extrême plaisir à conter des histoires de fées et de géants, tout à la fois d'une naïveté à charmer les tout petitset d'une subtilité à intéresser M. Renan lui-même — comme les Amoureux de la Princesse Muni. Enfin, n'a-t-il pas dit : « Je ne m'occupe pas de la vérité, mais de la beauté de la vie, » et que de choses belles, infiniment belles n'a-t il pas dites sur l'amour des courtisanes, sur les prêtres dans le roman moderne, sur le cosmopolitisme de M, Bourget, sur les ballets de l'Eden? Je m'arrête, car c'est son œuvre des dernières années qu'il faudrait citer page à page, depuis Mi/rrha jusqu'à ces uniques chroniques du Figaro. Or, dans son scepticisme élégant et futile, il songe lui aussi, parfois, à la fin de la fête, mais comme il espère n'être plus là, sa tristesse ne devient jamais poignante.

Il dira : « Ceux qui essayent comme moi d'entrer «r partout, c'est souvent qu'ils n'ont pas de maison « à eux..., il faut les plaindre (1;. » Ce n'est point que je veuille laisser entendre qu'il n'ait pas de maison à lui, je crois, au contraire, qu'il en a non pas une mais plusieurs, peut-être même qu'il en a trop et (ju'aucune n'est vraiment sienne; ce qui revient à dire que son originalité est précisément de n'en pas avoir. Mais ne pas être original et ne rappeler pourtantpersonne,n'est-ce point encore être original?

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