‹ Les Évolutions de la critique françaiseChapitre 49 sur 129 · C'est Barbey d'Aurevilly qui souligne · texte numérisé non relu

C'est Barbey d'Aurevilly qui souligne

dogmes de l'Eglise expliquent très bien (1) » . Inutile de commenter celle profession de foi, el)e est typique et Ton ne s'étonnera plus d'entendre M. Verlaine magnifier les Jésuites ou d'Aureviliy encore canoniser saint Labre et légitimer la Saint-Bartliélemy. Il est vrai que ce catholicisme intransigeant n'est peut-être pas très conforme à celui de S. S. P. Léon XIII.

Mais l'art du culte catholique devait séduire plus encore ces âmes artistes qui ne sont d'ailleurs pas toutes à demi-tuées par la vie. Il en est de vaillantes et d'Aurevilly en est témoin. En effet, le catholicisme a su introduire et garder dans ses dogmes l'art, « cette dernière religion de Thomme qui persiste, ainsi que l'a dit Raymond Brucker, quand toutes les autres religions de sa pensée sont tombées en lui. » A sa gloire et pour sa gloire, il a su ne pas dédaigner les vierges d'un Raphaël ou les messes d'un Mozart. Moins heureux cependant que l'humanisme grec, il n'a pu séculariser l'art, car l'art était devenu trop grossièrement matérialiste pour qu'il l'acceptât tout entier. Ce n'était qu'épuré et que spiritualisé que l'art moderne pouvait entrer dans le sanctuaire de Dieu. Mais cet art, il est partout dans le catholicisme : il est dans les fresques de la chapelle Sixline, comme dans le Stahat, de Rossini; dans la dentelle de pierre des cathédrales, comme ■dans la dentelle de fil des autels; dans les broderies

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