‹ Les Évolutions de la critique françaiseChapitre 51 sur 129 · Lfs Diaboliques (édition Leu.erre), p · texte numérisé non relu

Lfs Diaboliques (édition Leu.erre), p

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gnemenls, même quand l'arlisle lui-même ne les lire pas (1) », sous prélexle encore que « loulce qui est doit être exprimé ». Puis, il cite Shakespeare, mais il D"est aucunement prouvé que Shakespeare fût catholique; la question est loin d'être résolue. On a pu démontrer et avec un égal succès, qu'il fut athée, protestant, catholique. En tout cas, l'évidente faveur d'Elisabeth et l'opinion admise par M. Taine, comme par M. Montégut, consistant à voir en le Prospéro de la Tempête, l'incarnation de Shakespeare, vieillard, « son testament littéraire», ainsi que l'écrit M. Mézières, prouverait que sa pensée dans le travail de la vie, se dégagea du catholicisme pour aboutir au scepticisme. D'ailleurs, M. d'Aurevilly oublie que Jésus a dit (et si je rapporte ici ce verset d"Évangile, c'est que je crois à la sincérité de sa foi; : « Il est impossible qu'il n'arrive pas de scandales, mais malheur à ceux par lesquels ils arrivent î (:2) » Sans doate, le ton de ces diaboliques histoires est indigné, mais sous prélexle de réprobation, d'Aurevilly décrit soigneusement ce que sa conscience catholique lui devrait interdire de mentionner. Il esi vrai que c'est assez coutume dans ce triste temps, en but de moralisalion, d3 décrire plus que minutieusement les inévitables faiblesses de 1;^ vie. M. Alexandre Dumas fils agit ainsi, de même ilAurevilly, M. Péladan et bien d'autres. Scherer

1. Unn vieille Maîtresse (édition Lemerrej, tome I, préface,, p. 7 et 10.

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