‹ Les Évolutions de la critique françaiseChapitre 73 sur 129 · I.A CRITIQUE ANALYTIQUE · texte numérisé non relu

I.A CRITIQUE ANALYTIQUE

écoles. « Sa crilique est, comme dit M. Taine, une sorte de botanique appliquée non aux plantes mais aux œuvres humaines; elle ne prescrit, ni ne pardonne; elle constate et explique (1) ».

C'est ainsi que M. Taine s'intéresse également à Xénophon et à Prosper Mérimée, à Racine et à Michelel; à Raj)hnol et à Géricault, à la peinture de la Renaissance italienne et à celle des Pays-Bas — c'est ainsi que M. Bourget peut parler sans parti pris d'Alfred de Vigny et de Viclor Hugo, de George Sand et de Gustave Flaubert, du Triomphe de la Mort (ij et des toiles de M. Gustave .Moreau, des paysages d'Angleterre et de ceux de la Grèce.

Si l'on accepte la doctrine kantienne, et, pour notre part, nous n'en concevons pas d'autre, à savoir que le jugement du goût n'étant point un jugement de connaissance mais [)urement esthétique relève de la sensibilité et reste essentiellement subjectif (rl/^a/^iique du Beau. Critique du jugement, t. I, p. CG), on •comprendra qu'aucune critique ne saurait nous -donner des résultats déQnilifs et infaillibles et qu'il y a quelque naï/elé à vouloir comparer l'analyse psychologique à l'analyse chimique. Car tandis qu'en chimie, l'explication des phénomènes est [)ossible dans un seul sens ; en psychologie, comme en méde-

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