Essais de pstjchologie, tome I
2 Parole d'Eui^éuie de Guèiiu.
M. PAUL nonuiKT- -279
comment toucher les autres et à quoi bon ?... (1) » . Moderne, il l'est très franchement par ses doctrines qui sont celles de M. Taino : un pessimisme senlimcnlal à peine teinté d'idéalisme, par la nature de ses sentalions morbides et torturantes, par son style délicatement nuancé.
Enfin, la critique ainsi comprise n'a, toujours d'après M. Bourget, « qu'une valeur de document individuel» (2). Il faut donc, pour l'apprécier, étudier rame de M. Bourget, cette âme qui a prononcé sur l'amour des mots qui font rêver et qui, nouvel Ilamlet, écoute trop sur le Terrasse de TEIseneur de ses songes, la voix du spectre de sa tristesse, cette âme enfin qui erre de pays en pays, s'écriant auprès du fleuve bleu descendant à la mer verte :
Alil partons pour les sombres cieux Qui luisent sur la mer des places !
El, sur les rives blanches de neige :
Que de fois j'ai revu — souvenir décevant,
Ton ciel clair, les (lots bleus roulant des pierreries,
0 Zaule, fleur lointaine et douce du Levant !
La conception de l'amour, la nature de son pessimismeetson cosmopolitisme, tels sont les trois points de celte élude.