‹ Les Évolutions de la critique françaiseChapitre 91 sur 129 · Éthique, 2'^ partie, prop. XXXV sco · texte numérisé non relu

Éthique, 2'^ partie, prop. XXXV sco

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pas dans le nid de ses bras pour lui conter de sa voix douce ces naïves liistoires qui mettent des profils de princesse et des voiles de fées dans les âmes à peine écloses, après l'inconnu de ce beau rêve, l'entrée trop vite au lycée, « dans ce monde d'ignominie et de bassesse où les plus âgés ont dix-neuf ans et les plus jeunes huit (1) ». Un soir, en revenant, le long des boulevards déserts, Armand de Querne, hanté du souvenir de ses années-là, murmura : « Ahl Thorrible, l'horrible endroit! » — et, pourtant, il les connaissait les hideurs de la vie — ce blasé à tout, mais en songeant à l'infamie de ces jeunesses, un mot lui montait aux lèvres, résumant tout le passé — celui de « bagne » :

Ma jeunesse ne fut qu'une longue agonie.

Puis, les luttes avec la bourgeoisie de la famille qui ne veut pas d'un artiste, les leçons données pour manger, les veilles tardives pour écrire, les insuccès, les déboires et puis, surtout, l'apprentissage de la vie^, d'autant plus pénible que l'âme est plus délicate.

Je ue vivrai pas pur et je hais la luatiùre.

Les heures découragées où le travail ne suffit plus, la crainte animale de tomber trop bas... et celle lutte de la pensée s'exacerbant des mois, jusqu'à la folie de l'idée fixe. « Enfin, un jour, de guerre lasse,

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