Idem., L I, p. 48, t. II, p. 194, etc
M. PAUL BOCRGET. 3Ï3
lœdere, nec lacessere sed intelUgere. Mais ce qui rend assez malaisé la connaissance de cette intelligence — c'est qu'elle a tout à la fois des sévérités profondes de philosophe et des nervosités de jeune femme. A îe lire, on pense souvent à celle Noémie Hurtel qui, au retour des nuits de bal, aimait, nous raconle-t-il. à étudier quelques pages de VAutohiographie de Smart Mill. Dans son boudoir fleurant l'ylang-ylang, tendu de satin pompadour avec de petites glaces, des appliques, des flacons, des porte-bouquets; tout l'attirail menu et charmant — je la vois cette pauvre Noémie, avec sa robe froissée par une nuit de fête, des pierreries sur la miraculeuse blancheur de ses épaules. Elle est toute lasse et pourtant pensive, sérieuse, elle lit, elle annote, elle comprend absolument, — morte, pour Tinstant, à cette existence cosmopolite et aristocratique, qui la reprendra demain et qu'elle ai. ne trop pour désirer seulement la changer. Pour moi, ce tableau symbolise Toeuvre de M. Bourget.
Allevard, juillet 1S87. — La Lenk. aoiit 1SS7. — Heidelberg, mars 1S89.