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C'est là une particularité telle que les divers modes d'évacuation me paraissent constituer, en sémiologie gastrique, des signes de première importance, en quelque sorte capitaux.
Nous en distinguerons quatre modes :
1° L'évacuation courte ou hâtive:;
2° L'évacuation de durée normale;
3° L'’évacuation prolongée, de durée limitée ;
4° L'évacuation de durée indéfinie.
Ces expressions sont trop simples pour avoir besoin d'être commentées. Rappelons, cependant, que nous rangeons dans la dernière catégorie les faits où l’on trouve du liquide à jeun, bien que celui-ci soit le résidu des repas antérieurs, et que, dans certains cas, l'évacuation du repas d’épreuve soit terminée vers la 120° ou la 150e minute. Faisons, en outre, observer que lorsque, dans ces conditions, le liquide à jeun est chlorurique pur, celui de la digestion étant plus ou moins chlorhydrique, on se trouve dans la catégorie des évacuations prolongées de durée limitée, et non dans les évacuations de durée indéfinie.
RAPPORTS ENTRE LES TROUBLES DE L'ÉVACUATION ET LES TROUBLES DE L'ÉVOLUTION DIGESTIVE
Il importe maintenant d'établir une comparaison entre les phénomènes se passant au sein du milieu
stomacal et la manière dont s'effectue l’évacuation gastrique. Nous allons en dégager de nouveaux signes morbides.
Reprenons le schéma de la digestion du repas d'épreuve (fig. 1). Cette étude de l’évolution fonctionnelle de l'estomac montre que, dans les conditions les plus normales, il y a parallélisme entre la fonction chimique (cycle chimique) et le mode d'évacuation (cycle évacuateur).
En considérant ensuite, dans nos tracés, successivement ces deux cycles, nous voyons que, dans nombre de cas pathologiques, il y a rupture de ce parallélisme.
Prenons notamment le schéma de la figure 39, page 202, il nous fait voir que le cycle chimique peut être multiple tandis que le cycle évacuateur est toujours unique, quoique assez variable de durée. Dans le schéma de la figure 30, le cycle chimique est unique et court et l'évacuation est néanmoins ralentie. Dans d’autres cas, le contraire a lieu, l'évacuation survient à un moment où le cycle chimique est encore en période d'accroissement.
Les rapports entre le cycle chimique et le cycle évacuateur sont donc assez complexes et font prévoir, dans les altérations du fonctionnement de l’estomac, l'intervention de facteurs que le médecin doit tendre à dégager.