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Fig. 6.
D., âgé, en 1906, de vingt-cinq ans, estatteint depuis
l'âge de dix-huit ans environ de troubles dyspep- . tiques, compliqués de neurasthénie. Cas extrêmement rebelle.
Malgré un traitement prolongé et rationnel, l’es- | tomac reste dilaté et renferme souvent une certaine -… proportion de liquide résiduel.
Le malade étant très habitué au siphonnement stomacal, on pratique à l'hôpital, le 29 mai, un - examen en série, après avoir retiré le liquide à jeun et fait ingérer un repas d’'Ewald, non sucré.
Voici les résultats de l'examen (fig. 6).
D'après les considérations développées dans le précédent chapitre, j'ai porté le diagnostic d'insuffisance
…. motrice. Le cycle chimique (courbe de ) est à
… l’acmé à 60 minutes; vient ensuite un plateau suivi … d'une décroissance lente. Cette forme particulière de … digestion peut être interprétée dans le sens d’une … excitation sécrétoire, qui serait elle-même la cause du retard à l'évacuation complète. Cela est vrai; mais on remarquera que, si le cycle chimique est prolongé, - le cycle physique est court. V. c. part à 30 minutes . d’un chiffre peu élevé (comme cela est fréquent dans 4 les processus rapides) et tombe déjà à 60 minutes, au chiffre très faible de 0,02 706.
Ace moment l'estomac devrait être presque évacué. t Or, on trouve du liquide à 90’, à 120 minutes, à 150 minutes; on en a retiré préalablement à jeun.
D'autre part, il existe, et cela depuis très longtemps une dilatation de l'estomac. C'en est assez pour que nous considérions ce fait — étudié avec soin et complètement — comme un cas d'évacuation retardée par myasthénie. L'irritation de l'appareil glandulaire n’est pas douteuse et, dans un cas de ce genre, surtout chez un neurasthénique, on serait en quelque sorte autorisé à la mettre sur le compte d’un état anormal du système nerveux. Ce serait faire une hypothèse non démontrable, bien plus, contraire aux faits anatomiques.
D'après ce qu’enseignent ceux-ci, la myasthénie ancienne estun signe d’atrophie du muscle et, si réellement telle est la cause de l’évacuation tardive d’aliments vite digérés, il est logique de dire que c’est cette évacuation retardée d'origine musculaire qui détermine cette forme particulière de cycle chimique et le phénomène peu accusé, mais notable, de gastrochronorrhée.
A l'appui de cette interprétation, je vais rapporter un cas de gastro-névrose avec dilatation atonique suivi d’autopsie, et ayant de grandes analogies avec le précédent.
Pendant les années 1893-94, j’ai donné des soins à une jeune fille anorexique qui a fini par succomber à une tuberculose pulmonaire.
Cette jeune fille éprouvait tous les symptômes attribués par les auteurs à l'hypersécrétion et, de fait.
l'évacuation gastrique était indéfiniment prolongée, le liquide résiduel franchement acide.
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