‹ Les ex-libris et les marques de possession du livreChapitre 8 sur 13 · EX-LIBRIS CONTEMPORAINS · texte numérisé non relu

EX-LIBRIS CONTEMPORAINS

Le premier Empire ramena le blason dans les ex-libris, un blason bien à lui, uniformisé, marquant le pas, un art héraldique de soldats paradant en front de bandière. Une toque extraordinaire les surmonte, de Finvention du peintre Louis David, où l'on a planté des plumes d'autruche soigneusement comptées suivant les grades. A première vue, on sait à qui on a affaire, maréchal, général, magistrat ou simple officier civil, comme dans la rue on reconnaît les titulaires à leurs graines d'épinards ou bien à leurs broderies. Il y a cette particularité cependant que, pouvant montrer leurs armes frais émoulues en d'autres places que sur les marques de leurs livres, les nouveaux anoblis ne sont guère bibliophiles. Ils ont d'autres choses en tôte et ne s'attardent point aux bouquins.

Ceux qui s'y mettent font bien les choses, mais ils sont plutôt de la catégorie des civils, comme Treilhard, Jean de Bry ou François de Neuchateau. François de Neuchateau était ly-

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