‹ Les exercices du corpsChapitre 17 sur 66 · LE6 DIFFÉRENTES MANIÈRES DE NAGER · texte numérisé non relu

LE6 DIFFÉRENTES MANIÈRES DE NAGER

'ager en chien. — C'est la méthode la plus sirala plus facile, celle par conséquent qu'il cone pratiquer d'abord. Quand on la possédera, on 3, à un mode plus compliqué sans avoir à redou- :un accident, puisqu'il sufllra, en cas de nécesy avoir recoure pour se tirer d'affaire.

■ nager en chien, on frappe l'eau alternalive- ,vec chaque pied et chaque main. On commence i main gauche et le pied droit; on tire la main menton et le pied vers le corps; puis, simultal, on pousse le pied en arriére et l'on s^étend

avec la main. On fait ensuite les momes mouvements avec la main droite et le pied gauche. En procédant ainsi, le débutant non seulement se maintiendra la tête hors de l'eau, mais encore pourra se diriger vers le rivage ou vers un point de la rivière où il aura pied.

Toutefois, il faut le reconnaître, cette manière de nager est peu gracieuse et ne permet pas d'avancer rapidement ; elle doit être seulement considérée comme un pis aller, — un pis aller qui a son utilité et constitue un premier jalon dans la connaissance de l'art de la natation .

2. La brasse. — C'est la façon la plus ordinaire et la plus classique de nager.

Quand on est entré dans l'eau jusqu'à la poitrine, on s'étend doucement sur le ventre, en tenant la tête et le cou droits, et on prend la position suivante :

Les bras collés le long du corps jusqu'au coude, le coude touchant le flanc, les mains sous le menton, ap-

LES EXERCICES Dll CORPS.

l'une contre l'aulre, les pouces en lair; les : bien écartés ; les talons se touchant, la pointe !d8 en dehors.

! position prise, il y a trois mouvements à exé-

îs mains, toujours appuyées l'une contre l'autre, [icées en avant ; les jambes sont vigoureusement i à droite et à gauche ; es bras décrivent un quart de cercle, de ma-

se trouver en ligne droite à la fin du mouveles jambes sont rapprochées sans être pliêes et îs à être collées l'une contre l'autre; L reprend la position initiale, en ramenant rapide- ;s mains sous le menton et en pliant les jambes. rois mouvements seront ensuite reproduits dans e ordre, sans la moindre modification, mains doivent rester constamment ouvertes et jts étendus et serrés les uns contre les autres, ut écarter les jambes et les rejeter à droite et à

brusquement, avec énergie et de manière à re embrasser la surface d'eau la plus considé- OGsible. Ce mouvement bien accompli donne line e impulsion en avant.

une erreur commune k presque tous les comits de croire que plus ils précipiteront les mous, mieux et plus vite ils nageront.. En réalité, ils t au résultat opposé à celui qu'ils poursuivent; i, si dès qu'ils ont donné les deux coups de j se hâtent de donner les deux autres, ils ne i pas intégralement à proQt la première impuloduite : en pliant les cuisses, iis ont détruit une ie cette impulsion.

La brasse est une façon de nager imitée de la grenouille.

S. La marinière. — Dans la marinière, on nage sur le cdté ; les bras, au lieu d'agir ensemble comme dans la brasse, agissent séparément.

La Marinière.

On abaisse un des lianes, le flanc gauche par exemple, on lance la main gauche en avant et on frappe l'eau de côté avec la main droite qui agit dans ce cas comme une rame. L'action des jambes est exactement la même que dans la brasse.

Il va sans dire que l'on peut nager sur le côté droit aussi bien que sur le côté gauche; c'est alors la main droite qui est lancée en avant ef la main gauche qui remplit l'offlce de rame.

■4. La coupe. — Cette manière de nager exige des efforts très énergiques, lille est très rapide, mais aussi très fatigante et on ne la pratique longtemps que si l'on est pressé par le danger ou par l'émulaticjn.

On met le bras droit entièrement hors de l'eau, l'épaule en avant; et pendant qu'on s'étend à l'aide des jambes, on lance la main en avant le plus loin possi-

LES EXERCICES «n laisse tomber c( mplir l'office d'une n

La Coupe.

mouvement avec le bras el la main gauches.

it que te bras fait l'office de rame, la poitrine : soulevée ; c'est alors que, repliant les jarrets, respirer k la surface de Veau. On complète 'évolution du bras droit de manière h le ralong du corps, puis on dégage le bras gauche sant décrire en l'air un arc de cercle aussi le possible, de manière qu'il occupe en avant î la position que le bras droit vient d'aban-

ngement de position des bras, projetés allernt en avant, incline nécessairement le corps ir tantût à droite et tantôt h gauche, mais Lnière moins accusée que dans la marinière.

planche. — Ici on nage sur le dos, la tète ou en avant.

lire la planche la tète en avant, on s'avance u jusqu'à, ce que la poitrine soit presque en-

rjp«>«nt'

tièrement immergée, on penche Je haut du corps en arrière, on étend les bras, on frappe le fond des pieds et on se jette à la renverse de- manière à tomber étendu sur la surface de l'eau, les jambes allongées sur la même ligne que le corps, la bouche, le nez et les yeux, ainsi que le point culminant de la poitrine et la pointe des orteils sortant de l'eau, les bras étendus naturellement le long du corps, les mains ouvertes exécutant un mouvement de nageoires qui suffit à donner l'impulsion.

Lorsqu'on n'a pas d'autre raison de faire la planche que le désir de prendre un peu de repos après des exercices fatigants, on peut se borner à se laisser aller au fil de l'eau, les bras croisés sur la poitrine et les jambes l'une sur l'autre. Il suffira de tenir la poitrine gonflée d'air pour flotter: à chaque aspiration on enfoncera légèrement, mais à chaque inspiration on remontera. 11 importe, par suite, de respirer avec lenteur et de faire en sorte que les poumons soient prèsque. continuellement dilatés. ♦

En ajoutant aux mouvements des mains ceux du coup de jarrets, tel qu'on les exécute dans la brasse, on augmente considérablement la vitesse. Seulement il est bon de prévenir les commençants qu'en faisant ainsi a la brasse sur le dos », il arrivera infailliblement, s'ils remontent un courant rapide, qu'ils seront, après chaque coup de jarret, momentanément submergés. Mais cette submersion dure à peine quelques secondes, on s'y habitue vite, et le coup de jarrets donné à nouveau ramènera la tète au-dessus de la surface de r«au.

Pour faire la planche les pieds en avant, on opère

LES EXERCICES Bl ision sur l'eau, un peu bas et en arriére, avec is bombées de manière à présenter une légère es pieds viendront alors flotter à la surface. Il ra plus qu'à se servir de ses mains comme de 3n les élevant les doigts étendus et en les abais-

iuite le long du corps en repoussant l'eau. On u même résultat en levant les jambes l'une lutre, puis en les laissant tomber dans l'eau ot ;tirant énergiquement vers les cuisses.

inche, outre qu'elle est le mode de natation le itigant, olTre ftu baigneur cet avantage qu'en la int il ne court pas le risque de s'embarrasser i herbes.

passer de la position sur le ventre à. la position os, on se gonfle la poitrine par une puissante on, on tourne la tète d'un côté, on déplace les dans le même sens et l'on se retourne comme lit.

roquemenl, pour passer de la position sur le position sur le ventre, on lève une jambe hors et l'on continue k brasser vigoureusement itre. [.e changement de position s'effectue tout

On peut encore changer de position en prenant dans Teau une position verticale, puis en nageant soit sur le ventre, soit sur le dos.

6. Nager entre deux eaux. — Pour nager entre deux eaux, c'est-à-dire la tête et le corps complètement immergés, il suffît de joindre les mains en avant et de donner de vigoureux coups de jarrets. Chaque fois que Ton a besoin de respirer, on revient à la surface par un mouvement des bras identique à celui de la brasse,

Page 1