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COMMENT ON PLONGE

On peut plonger d'une foule de manières plus ou moins fantaisistes : piquer des têtes dans des cerceaux ; exécuter un saut périlleux avant de tomber à la surface de Teau ; plonger à deux, pieds contre tête et tête contre pieds ; — mais il n'y a que deux plongeons classiques, dont les autres ne sont que des variétés ou des corollaires : ils consistenJt à piquer des têtes et h sauter les pieds en avant.

Pour piquer une tête, avec ou sans élan, on étend les bras au-dessus de la tête, les paumes des mains placées Tune contre l'autre ; et au moment ou l'on quitte le sol, on plie les jarrets et l'on fait une demi-culbute de façon à pénétrer dans l'eau la tête en avant et dans une position à peu près verticale.

Pour plonger les pieds en avant, il suffît de se laisser tomber dans l'eau ou d'y sauter en prenant de l'élan, le corps dans une position verticale et les jambes bien collées l'une contre l'autre. On remonte à. la surface comme dans le cas où l'on a piqué une tête.

Il y a Irois manières de revenir & n'est pas Irop proronde, il suffit do donner un coup de pied sur le fond, le corps bien droit, les bras collés aux flancs, et l'on remonte aussi .vite que l'on est descendu. Si, au contraire, l'eau est profonde, on peut soit frapper l'eau des mains en donnant des coups de jarrets, soit exéculer les mouvements de la brasse.

Il n'est personne qui ne puisse rosier sous l'eau au moins une demi-minute sans éprouver une incommodité . La plupart des plongeurs arrivent à subir facilement une immersion d'une minute.

On n'apprend pas h plonger seulement pour son plaisir et cet exercice ne comporte aucune vertu hygiénique qui lui soit spéciale; mais, sans plongeon, on ne pourrait pas aller chercher au fond de l'eau un objet précieux, et, ce qui est autrement important, on serait, dans la plupart des cas, dans l'incapacité de sauver d'une mort certaine une personne qui se noie.

La recherche des objets précieux au fond de l'eau est, dans beaucoup de cas, confiée à des plongeurs entièrement privés de tout appareil ; il en est ainsi, par exemple, pour ceux qui pèchent les huîtres perliéres et les éponges fines. Ces plongeurs restent souvent deux minutes sous l'eau.

Les Parisiens ont pu voir, en 1882, au Cirque d'Rté, une femme qui passait deux minutes el demie dans un bassin, sans remonter à la surface pour respirer, et se livrait pendant ce temps h toutes sortes de tours d'adresse.

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