‹ Les exercices du corpsChapitre 19 sur 66 · NOTIONS COMPLÉMENTAIRES · texte numérisé non relu

NOTIONS COMPLÉMENTAIRES

La natation apcrolt la puissance musculaire ; non

pas que Teau froide appliquée k la peau soit véritablement un^fortiflant par suite de la réaction qu'elle provoque, mais parce que les mouvements nécessaires pdur que le corps se soutienne et se déplace dans le liquide se produisant dans un milieu froid et dense, il n'y a point de perte par la transpiration, comme il arrive quand on se meut violemment dans l'air, et surtout dans l'air chaud. Le système nerveux sensitif éprouve en outre une sédation bien marquée, en raison de l'excès même du mouvement et de l'impression du froid.

La natation est donc plus avantageuse que le bain froid avec immobilité, après lequel la transpiration augmente.

La natation dans l'eau chaude est sujette à des inconvénients ; elle peut provoquer des transpirations excessives et une surexcitation nerveuse suivie d'affaiblissement.

C'est de préférence dans la mer et dans les eaux courantes que l'on doit nager. Le meilleur moment du jour pour se livrer à cet exercice est de six à huit heures du matin, avant déjeuner.

La natation peut devenir nuisible, funeste même, lorsqu'on la pratique avant que la digestion ne soit complètement achevée ou pendant une transpiration abondante. Elle est également dangereuse pour les personnes d'un tempérament très sanguin et pour celles qui sont sujettes aux crampes. Enfin elle doit être évitée pendant les heures du jour où la chaleur se fait le plus sentir, et arrêtée, quel que soit le moment, dès que la fatigue, le refroidissement ou l'engourdissement se produit.

On évitera, en plongeant, les plat-dos et les plat-

ventre, parce qu'en tombant sur ces parties du corps on ressent une vive douleur, si même on ne subit pas une lésion.

Si une jambe est prise par une crampe, il faut agiter cette jambe aussi fort que possible, malgré la douleur qui peut en résulter. Si la crampe persiste, on se met sur le dos et l'on flotte jusqu'à ce qu'il arrive du secours.

Pour se débarrasser des herbes, il ne faut pas avoir

recours à des mouvements brusques et violents. Plus

on se débattrait dans le pi^ge, plus il se resserrerait et

enlacerait. Le plus sage est de tenir constamment la

poitrine bien pleine d'air de manière à flotter, et de

commencer par délivrer les bras, en évitant de les

étendre tant que leur mouvement ne sera pas néces-

—■-'■ "■■ —"■"'■'in du corps à la surface. Puis on écarte

; les mains les herbes qui sont autour

jambes. Dès que l'on est délivré, on se

)Our éviter que l'accident se renouvelle.

.'offrent les tourbillons est moins grand

)it généralement; mais il faut, pour le

avoir peur et conserver tout son sang-

qu'ii se laisser entraîner sans opposer

itance; le moment arrive très vite oi"i la

lion devient, à une faible profondeur,

moins tellement diminuée qu'on lui

icune peine en nageantentre deux eaux.

L des cas, c'est même le tourbillon qui

jeter le nageur dans l'eau calme ; c'est

idonnant un morceau de bois au milieu

)n le voit reparaître bientôt après dans

Il faut éviter d'entrer dans Teau progressivement, pour que le sang ne se porte h la tête. Les personnes qui ne savent pas plonger devront se tremper complètement le plus vite possible.

Avant de plonger, il est essentiel d'être assuré que l'eau est assez profonde pour que la tête ou les pieds ne se blessent pas en touchant brusquement le fond. De plus, il est bon de tenir les yeux ouverts pendant qu'on est sous l'eau ; c'est une habitude que l'on prend aisément et dont on n'éprouve aucune incommodité.

Pendant les grandes chaleurs de l'été, se baigner dans une eau de source, lorsque le corps a été échauffé par l'exercice au soleil, est une imprudence qui peut être fatale.

Des écoles de natation existent aujourd'hui dans toutes les villes que traverse une rivière. Ces établissements offrent une ressource puissante d'hygiène publique, procurent sans danger aucun les moyens d'apprendre à nager et mettent à la portée de tous un plaisir salutaire. On peut y aller sans avoir préalablement acquis la moindre connaissance de la natation ; il y a toujours, en effet, dans le bassin flottant une partie où l'on a pied. Du reste, la surveillance exercée par les maîtres nageurs est assez active pour qu'on n'ait aucun accident ù redouter. Il est prudent, quand on porte sur soi des bijoux ou des objets précieux, de les donner en garde au chef de l'établissement, qui en est alors responsable.

Les plus anciennes écoles de natation de Paris sont :

L'école Deligny, pour hommes, fondée en 1785 par M. Turquin;

L'école Petit, pour hommes, fondée en 1860;

L'école Henri IV, pour homme:

M. Panisset;

1/école du Pont-Royal, pour 1827 parH. Goutard;

L'école Ouarnîer, pour dames,

Quelques grandes villes posscuciu, eu ueu.i cios, des écoles de natation qui restent ouvertes pendant toute l'année, et où l'eau est, en hiver, maintenue par des calorifères à une température convenable.

Page 1